Démocratie libérale et falsification généralisée. par Scrutator Sapientiæ 2013-01-20 07:55:28 |
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Rebonjour et bon dimanche à Aigle,
1. A ce que j'ai déjà écrit, j'ajoute la remarque suivante : apparemment, en tout cas, nous en avons l'expérience concrète depuis un certain nombre de décennies, il n'y a pas de contradictions
- entre l'organisation et le fonctionnement d'un régime juridico-politique officiellement placé sous le signe de la démocratie libérale,
- et l'organisation et le fonctionnement d'un système culturel et spirituel effectivement placé sous celui de la falsification généralisée.
2. Considérez les discours tenus qui ont été ou sont mis en avant, pour légitimer avant-hier, la contraception, hier, l'avortement, aujourd'hui, le pseudo mariage pour presque tous, demain, l'euthanasie : à chaque fois, il y a brouillage des repères cognitifs et normatifs concernant l'être humain et l'agir humain, par recours à une entreprise médiatico-politique et juridico-politique de falsification généralisée, y compris sur des données factuelles, sur des données chiffrées, ou sur les conséquences la mise en oeuvre de telle ou telle autorisation, de telle ou telle légalisation, en termes de santé publique.
3. Il y a ainsi des éléments de langage : le droit de disposer de son corps dans la "liberté", le droit de disposer de sa vie dans la "dignité", etc...mais aussi au moins un objectif, dans tous ces messages. Dans l'ensemble, cet objectif est à peu près le suivant : il nous est prescrit d'adhérer à la position de principe selon laquelle la servitude volontaire est l'antichambre de la liberté effective.
4. En réalité, le droit à l'avortement et le droit à l'euthanasie pourraient aussi bien être explicités, mais, évidemment, pas légitimés, comme étant, respectivement, le droit de (faire) tuer dans la "liberté" et le droit de (faire) mourir dans la dignité.
5. Sur un tout autre terrain, je remarque par ailleurs que dans une démocratie libérale, il peut très bien y avoir à la fois
- une respiration démocratique apparente, un grand respect des institutions et des procédures démocratiques, au sein et autour des pouvoirs publics,
et
- une structuration programmatique effective, une certaine manière d'organiser et de faire fonctionner le débat public, pour censurer et fabriquer ou façonner l'esprit public.
6. Il faut ainsi savoir que les statistiques officielles, les plus fréquemment affichées par les responsables politiques et les plus fréquemment commentées par les responsables médiatiques, notamment en matière de chômage et d'inflation, sont fausses, notamment, dans la quasi totalité des économies occidentales.
7. En ce qui concerne le chômage comme pour ce qui a trait à l'inflation, il suffit, c'est le cocasse de la chose, de consulter d'autres statistique officielles, parfois extraites des mêmes publications, mais qui sont le moins fréquemment affichées et le moins fréquemment commentées, pour savoir et pour comprendre que les statistiques les plus fréquemment mises en avant le sont d'une manière partiale et partielle, biaisée et viciée.
8. Par ailleurs, vous pouvez écouter ou regarder chaque semaine plusieurs débats, apparemment contradictoires, ou bien entre économistes, ou bien entre responsables politiques, plusieurs débats au cours desquels les protagonistes des deux camps en présence ne prendront presque jamais appui sur autre chose que sur les statistiques officielles les plus conformes à la doxa ambiante, en matière de chômage ou d'inflation, pour approuver ou critiquer telle ou telle évolution de la situation et telle ou telle loi déjà ou bientôt mise en oeuvre.
9. Comment une démocratie libérale peut-elle être, comment dire, en apparence, le régime politique le plus proche possible de la doctrine sociale de l'Eglise, si, en réalité, et avec la complicité ou la duplicité des pouvoirs publics, le système médiatique qui y règne passe son temps à y propager des mensonges, par omission, partiale et partielle, de plusieurs composantes de la réalité qui est mesurée ?
10. J'irai plus loin, au terme de ce message :
- non seulement nous sommes en présence d'une "bonne entente" qui, à ce point là, est tout à fait inédite, d'une complaisance dans la connivence, entre une culture politique officiellement placée sous le signe de la liberté d'expression et une culture médiatique effectivement placée sous le signe du mensonge par omission, comme vous pouvez vous en rendre en compte en regardant le fim "les nouveaux chiens de garde", disponible, depuis peu, sur internet,
- mais en outre, nous sommes en présence d'une entreprise de falsification généralisée génératrice d'une forme de violence mentale et sociale tout à fait insidieuse, puisqu'il y a un plafond de verre entre ceux qui sont autorisés à mentir par omission, voire rémunérés pour mentir par omission, et ceux qui sont autorisés à les écouter et à les regarder, à subir les conséquences ou les contreparties de ces mensonges par omission, mais pas à dénoncer ces mensonges, ni à rappeler la vérité.
Bon dimanche et à bientôt.
Scrutator.
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