Dans la pesée du devoir électoral, Sarkozy aussi par le torrentiel 2012-04-26 15:57:01 |
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est un "avorteur par coopération matérielle "éloignée", ce qui n'est objectivement pas le cas de Hollande, qui veut rembourser à 100 % l'ensemble des IVG.
Pour rapel, on dit souvent que la loi Veil est la loi Giscard-chirac-Veil; mais Jacques chirac n'a pas porté cette loi, il ne l'a pas approuvée, sa responsabilité a été de ne pas s'y opposer, alors que VGE ou simonne Veil l'ont clairement assumée.
De même, si la loi Veil s'était effectivement limitée à être la "dépénalisation" d'un fait qu'on ne pouvait objectivement pas arrêter, cela aurait pu passer encore; le problème, c'est que les logiques de dépénalisation vont pratiquement toujours jusqu'à l'autorisation, voire ne sont qu'une phase dialectique devant mener à celle-ci.
En ce sens, christine boutin a été lucide en montrant que le PACS (proposé en son temps par Jean-Pierre Michel et approuvé par Roseline bachelot, conservée au gouvernement par Sarkozy, à la différence de la première) était une transition vers le mariage homosexuel.
Ma question d'"idiot utile" (ou inutile) est la suivante: y a-t-il nécessité à ce que la dépénalisation soit un passage obligé vers l'autorisation? Y a-t-il fatalité à ce que la dépénalisation ne soit pas simplement ce qu'elle dit être, et soit le moment dialectique d'une volonté d'aller plus loin?
Il est clair à cet égard que le droit des étrangers à voter aux élections municipales est le préliminaire à ce qu'ils puissent voter aux élections nationales.
Pour moi, la souveraineté ne serait entamée par cette mesure que s'ils décidaient aussi de la guerre et de la paix de la nation. En-deçà, il ne me paraît pas scandaleux que des gens qui paient des impôts puissent s'exprimer en qualité d'hôtes sur ce que fera la communauté qui les reçoit, quitte à ce que leur voix compte un peu moins que celle des citoyens français, à qui seuls la loi garantit l'égalité.
Beaucoup de réflexions pour un seul poste, mais qui ne se veulent pas idéologiques!
A lire certaines réactions des liseurs de ce forum, on se demande :
1. si l'électorat catholique ne devrait pas être inféodé au FN;
2. s'ils ont une conception réaliste du bien commun;
3. si, comme le faisait judicieusement remarquer un commentateur du métablog prénommé denis, le respect de la vie ne devait avoir cours qu'à ses deux bornes, le début et la fin, n'importe ce qu'en deviendrait le milieu: vous pouvez vivre misérables, pourvu que vous viviez.
4. si, dès lors, brandir le "respect de la vie" n'est pas une simple affaire de milieu... sociologique, qui condamne en principe les filles-mères et les souffreteux qui ne se résignent pas à mourir douloureusement, n'importe l'entre-deux, parce que la moyenne des gens qui composent ce milieu est peu concernée et a peu côtoyé la misère.
Cela posé, on a raison de souligner, comme le fait M. daoudal, la perversion des mots qui va jusqu'à faire de l'euthanasie la nouvelle "bonne mort", expression fort employée au Moyen age.
Mais on doit également rappeler, me semble-t-il, que la plupart des "oeuvres de Miséricorde" des religieux catholiques se consacraient jusqu'ici à soulager "le milieu de la vie", autrement dit à rendre la vie supportable: c'était le cas des hôpitaux et des orphelinats.
Que fait-on aujourd'hui, qui aille dans ce sens?
Les frères de la Sainte-croix de riaumont avouent eux-mêmes qu'éducateurs de rue à l'origine, ils se consacrent essentiellement désormais à sauver des enfants perdus des familles traditionnelles.
Y a-t-il un militantisme catholique pour promouvoir l'adoption des nationaux, non pour faire chorus avec "la priorité nationale" de Madame le Pen, mais parce que ses enfants sont pour la plupart inadoptables et parce qu'adoptés, ils ont une couleur de peau qui fait qu'on ne voit pas que ce ne sont pas les enfants des familles qui les adoptent?
Bref, en dehors de dénoncer la décomposition de la famille, que fait-on pour l'éviter? Quelles actions charitables l'Eglise catholique, à commencer par sa base traditionnelle, très en pointe dans cette déploration légitime, mène-t-elle en direction de ces familles, si ce n'est d'aider les enfants à naître (et après, "va comme je te pousse!"? Quelles paroles charitables a-t-on en direction des "familles recomposées"?
Thérèse7 1 2 3 (qu'elle me pardonne si j'écorche son pseudonyme) disait hier à juste titre que le catéchisme d'antan n'était plus enseignable tel quel aux enfants du XVIIIème arrondissement de Paris, en négatif parce qu'ils étaient déculturés, en positif parce qu'ils posaient très précocement les questions apologétiques.
Promouvoir le bien commun de manière réaliste, c'est prendre en compte cette nouvelle donne, plutôt que de se complaire à répéter inlassablement les mêmes antiennes et à les ressasser un nombre incalculable de fois par jour.
Cordialement
Le torrentiel
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