il en va de la Liberté religieuse par jejomau 2012-02-26 09:12:11 |
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comme de la Justice et de la Miséricorde. Pour 99% des personnes la Justice s'oppose à la Miséricorde alors que ce sont deux facettes différentes d'une même solution appliquée par le Seigneur. Deux facette qui ne se contredisent pas dans son Esprit mais bien au contraire participe de son Jugement Divin .
Il est bien évident que l'Eglise n'a jamais permis quiconque de baptiser de force. Le baptême serait nul . Il faut l'acquiescement de la personne et son adhésion dans un choix librement effectué par sa conscience pour entrer dans l'Eglise. Ce qui implique concrètement - sur le terrain - qu'on ne peut empêcher les gens de pratiquer un culte différent s'ils en ont un.
Alors comment concilier la "tolérance religieuse" et en même temps "la liberté de conscience et la liberté religieuse" dont parle le Pape Grégoire XVI dans l'encyclique "Mirari Vos" en 1832 - et je remercie J.P. Parfu pour le lien sur cette encyclique. Je n'ai pas pu répondre depuis hier : j'avais mon "taf" de messages épuisés! -
Le contexte Historique a son importance.
Dans le premier cas, il s'agit de personnes qui n'ont aucune connaissance du Christ. Pour celles-ci, l'Eglise recommande de les laisser arriver à Elle .. librement.
Dans le deuxième cas, il saute aux yeux que le pape Grégoire XVI condamne la liberté dont font peuve des ennemis patentés de l'Eglise, eux-mêmes baptisés chrétiens (une liberté qu'ils s'octroient au sein d'institutions pour uniquement et seulement détruire l'Eglise catholique). A chaque paragraphe, il rappelle ceci jusqu'au moment où il parle même de "sociétés conspiratrices dans lesquelles les hérésies et les sectes ont, pour ainsi dire, vomi comme dans une espèce de sentine, tout ce qu'il y a dans leur sein de licence, de sacrilège et de blasphème". Nous avons littéralement la dénonciation d'une société inspirée par le démon. Et là il ne peut être question de "liberté religieuse". Il le dit lui-même : "Ce serait donc un attentat, une dérogation formelle au respect que méritent les lois ecclésiastiques, de blâmer, par une liberté insensée d'opinion, la discipline que l'Église a consacrée, qui règle l'administration des choses saintes et la conduite des fidèles, qui détermine les droits de l'Église et les obligations de ses ministres, de la dire ennemie des principes certains du droit naturel, incapable d'agir par son imperfection même, ou soumise à l'autorité civile". Il en va de la survie des chrétiens et de l'Eglise. A l'attention des progressistes que le pape met au nombre des ennemis, j'ai relevé ceci : "Nous réclamons ici la constance de votre zèle en faveur de la Religion contre les ennemis du célibat ecclésiastique".. Histoire de m'amuser un peu...
Donc, tout le problème est de savoir si Vatican II a été :
- une capitulation en rase campagne.. le fait que l'Eglise a perdu le combat.. ?
ou :
- L'annonce de temps nouveaux entérinant la défaite de l'ennemi. On tourne la page et on se lance dans une nouvelle évangélisation...
N'hésitez pas à me faire part de remarques...
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