Merci pour ces éclairages par le torrentiel 2011-10-27 22:51:48 |
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et en particulier pour le vôtre, très cher Paterculus.
L'idée que je voyais une manière d'agir vindicative dans ce jeune homme qui se retrouve nu tenait à ce que la chronologie du récit n'est pas claire, du
moins dans la traduction dont je dispose, une traduction protestante (ce n'est pas de mon fait), mais qui a ses mérites: la traduction darby.
Le récit présentait ainsi les poursuivants de Jésus prêts à abandonner leur projet hommicide, pris d'une sorte de prosternation intérieure (pour prolonger
le parallèle avec l'evangile selon saint-Jean) face au discours de Jésus.
J'ai donc commis un contre-sens en identifiant le jeune homme qui se retrouve nu comme le dernier de Ses poursuivants.
En fait, d'après vos réponses, ceux qui viennent arrêter Jésus, dépités de ne pouvoir le faire, s'en prennent au dernier de ceux qui Le suivent et non pas
Le poursuivent, Saint-Marc selon que vous l'identifiez d'après la Tradition, ce que je voulais savoir en somme.
Comme vous, cher Monsieur l'abbé, je suis séduit par l'identification de saint-Marc au jeune homme riche qui se retrouve dépouillé de ses vêtements alors
qu'il ne voulait rien vendre.
Je suis plus perplexe quant à l'hypothèse que le Jardin des oliviers ait pu appartenir à Lazare, malgré les allégations de cette mystique chère à votre
coeur, cher Michel. Je sais bien qu'on ne prête qu'aux riches, mais il me semble que le jardin des oliviers était un endroit public situé à proximité du
temple, plus précisément sur ses hauteurs.
Quant à votre identification de ce jeune homme à Saint-Jean, cher griffon, elle se heurte en effet à ce qu'il n'aurait pas pu continuer d'accompagner Jésus
dans les endroits publics où se déroulait Sa Passion, dans la mesure où, se trouvant dans le plus simple appareil, il n'avait plus une tenue décente.
Il y a souvent confusion des identités de Marc et de Jean, pour la raison que Marc avait pour surnom Jean.
L'hypothèse de claude Tresmontant qu'il aurait fallu que Jean fût un clerc pour être admis à entrer dans la maison du grand prêtre et y introduire Pierre
est séduisante, mais elle est entièrement basée sur une lecture de l'evangile selon saint-Jean alors que d'évidence, seul Marc se trouvait dans la situation
sociale, sinon religieuse, qui lui aurait permis d'avoir de telles entrées.
Or, je ne crois pas qu'on puisse se hasarder à imaginer qu'il y ait des compénétrations entre des evangiles aussi différents que celui, condensé, de saint-Marc
et le très théologique Evangile de saint-Jean.
Quant à la symbolique de ma première question, que Me Parfu a tôt fait d'assimiler à une question quasiment maçonnique, je retiens encore surtout vos deux
éclairages, chers griffon et Paterculus.
Ce qui m'avait frappé dans cette similitude de chiffres, c'est qu'on pourrait en inférer que le temps de la purification qui suit la mort devrait être aussi
long que le temps qu'on met à remplir sa vie le mieux possible alors que, considéré du point de vue joyeux de Pâques, la traversée du shéol par Jésus
semble courte: trois jours contre trois ans. Et en réalité, non pas trois jours, mais comme vous le soulignez bien, Paterculus, en faisant le rapprochement
avec l'apocalypse, deux jours et demie. Jésus meurt le vendredi après-midi et ressuscite dans la nuit du deuxième au troisième jours. Deux jours et demie
ou deux temps et demie, une manière e se rapprocher du chiffre sept, comme si le même dieu qui a créé le ciel et la terre en sept jours, sauve l'homme
en Son acte sacrificiel en sept jours aussi.
Merci encore de m'avoir donné à méditer sur des bases un peu plus solides que mes seules déductions. On ne lit jamais bien la Bible tout seul.
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