Votre première question, cher Torrentiel,
me fait penser à ce passage de l'Apocalypse :
"Un temps, deux temps, et la moitié d'un temps".
Cela fait trois et demie, donc la moitié de sept : c'est la marque de celui qui veut imiter la perfection mais n'est capable que de la singer.
Les nombres dans l'Ecriture sont souvent symboliques. Jésus dans la phrase que vous citez ne veut dire probablement que ceci : ce n'est pas pour demain, j'ai une mission à accomplir, c'est ensuite seulement que mes ennemis pourront me faire du mal.
Pour l'épisode du jeune homme, la tradition y voit effectivement l'auteur de cet évangile, Saint Marc. Mais c'est contesté par l'exégèse moderne : Saint Marc ou bien n'était pas né alors, ou bien n'était qu'un tout petit enfant.
Je pense que l'identification avec Saint Marc tient. Il habitait Jérusalem, sa mère est veuve dans les actes des Apôtres et si son veuvage date d'avant la Passion, son fils avait sans doute une assez grande liberté. Et la proximité de sa mère avec le groupe des disciples de Jésus peut expliquer qu'il ait su où Jésus allait se trouver ce soir là.
Pour moi, d'ailleurs, Saint Marc présente beaucoup de traits de caractères avec le jeune homme riche, avec lequel je tends à l'identifier. Donc je ne suis pas cette exégèse moderne. Mais si le jeune homme riche est présent au jardin des Oliviers à ce moment, je ne vois pas pourquoi ce serait dans une perspective vindicative. Simplement Saint Marc, dont on connaît le caractère versatile par les Actes des Apôtres, a pu chercher à se rattraper de son refus de tout donner en tâchant de suivre quand même Jésus.
Je ne vois aucune raison d'identifier ce jeune homme avec un autre personnage connu de l'Ecriture : ni Jésus - il n'a pas fui ; ni Saint Paul - qui était alors à Tarse ; ni Saint Jean - qui n'aurait pu suivre Jésus s'il avait été nu.
Donc l'intérêt que je vois à votre question est surtout la portée symbolique de la nudité de celui qui a refusé de tout donner mais a dû laisser même son vêtement...
Votre dévoué Paterculus