l'analyse est bonne par jejomau 2011-10-20 19:37:09 |
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Benoît XVI cherche manifestement à donner un autre sens à Assise que celui auquel une partie de l'Eglise et de nombreux médias veulent faire croire. Il semble "prisonnier" de forces qui dépassent l'entendement au SEIN de l'Eglise. Forces qui toutefois ont besoin du Saint-Père par l'autorité qu'il représente. Forces qui, paradoxalement, font des pieds et des mains depuis longtemps pour .. remettre cause cette autorité au sein de l'Eglise. En effet : le Saint-Père reste le seul représentant visible et effectif - un détenteur véritable - de l'Autorité. Celle des évêques a été tranférée aux Conférences épiscopales. Les structures sont atteintes avec le pourrissement "démocratique" au sein d'instances qui se veulent représentatives du "peuple des baptisés". La Liturgie a été atteinte au coeur car elle manifestait par trop la Royauté du Seigneur en "obligeant" les fidèles à se "tourner vers Dieu" en Lui montrant le respect qui lui est dû.
La crise doctrinale et Liturgique actuelle depuis le Concile Vatican II est une crise de l'Autorité. La crise de l'Eglise est une crise de l'Autorité. Et enfin Assise ... est une crise de l'Autorité de l'Eglise.
Dans son ouvrage qu'il intitulé "Ce qui a mal touné avec Vatican II" - Une explication de la crise catholique -" Ralph M. McInerny écrit dans le chapître V :
"Ce n’est pas ses enseignements, dit le cardinal Ratzinger (devenu Benoît XVI) – les documents qui ont été promulgués, mais la fausse interprétation qui en fut faite dans la période post-conciliaire. Le cardinal Ratzinger a noté qu’il était indéniable que les années qui ont suivi le Concile ont été une mauvaise période pour l’Église catholique. Après le Concile, il s’est produit des choses qui étaient directement en opposition avec les aspirations de Jean XXIII qui l’a convoqué et de Paul VI qui l’a poursuivi. Ces Papes et les Pères du Concile s’attendaient à une nouvelle unité parmi les catholiques et à un zèle missionnaire; c’est la division et la dissidence qui sont venues. Le cardinal Ratzinger a cité la remarque de Paul VI que dans l’Église, nous semblons être passés de l’autocritique à l’autodestruction. Une grande partie de cette histoire, a ajouté le cardinal, s’est déroulée sous la bannière de " l’esprit de Vatican II ", mais les problèmes dans l’Église ne viennent pas tous de Vatican II.
Leur cause externe a été celle de la révolution culturelle qui a secoué l’Occident : l’idéologie libérale radicale avec son caractère individualiste, rationaliste et hédoniste. Leur cause interne a été ces forces centrifuges, cachées et agressives – tantôt malveillantes, tantôt non – qui ont cherché à épouser les pires aspects de la modernité.
Pour le cardinal, cela faisait partie de " l’anti-esprit de Vatican II " 68 qui part du principe que l’histoire de l’Église commence avec Vatican II à la case départ. Ce qui amène comme résultat la confusion dans bien des domaines. Le manque de clarté sur la nature du sacerdoce a contribué à propulser de nombreux prêtres dans l’état laïc et même hors de la Foi. Les Conférences épiscopales, au cours de leurs réunions, paraissaient avoir réduit le vote de chaque évêque au statut d’un vote parmi d’autres, même si chaque évêque est en fait gardien de la Foi dans son diocèse et qu’il est directement relié au Saint-Père. L’étude des Écritures semblait avoir été détachée de l’Église. Les catholiques avaient perdu le sens du péché originel et succombaient à la permissivité morale et à la confusion au sujet du mariage. La réforme liturgique s’était développée dans des sens totalement inattendus et inacceptables, et les catholiques modernes tendaient à minimiser même l’Enfer et le Diable. "
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