La légitimité du nouveau rite reste, elle, en tout cas posée:
1) même s'il a la compétence d'agir en la matière des normes liturgiques, le Siège apostolique est-il légitime à les modifier aussi profondément qu'il l'a fait en instaurant le NOM? Le pouvoir du législateur est, en effet, limité par les normes supérieures, ici, pourrait-on dire par la constitution divine de l'Eglise et de la Foi. En d'autres termes a-t-il inscrit dans la liturgie des éléments qui heurtent la Révélation?
Le problème, c'est que l'on se heurte directement à l'indéfectibilité de l'Eglise promulguant des lois liturgiques, comme le rappelait l'abbé de Tanoüarn. Cette indéfectibilité promise à l'Eglise garantit que le Siège apostolique ne peut pas promulguer une liturgie comprenant des éléments heurant la Révélation. Ce n'est pas seulement une question de "compétence en la matière".
Par ailleurs, on n'évalue pas la légitimité d'une promulgation en fonction de l'objet promulgué, mais en fonction du degré d'autorité de celui qui promulgue. Sinon, vous sapez les fondements mêmes de l'autorité. Sur quoi pourraient s'appuyer les fidèles si le Saint Siège, certes infaillible (pour la frime ?), pouvait inscrire des éléments heurtant la Révélation dans la liturgie ? Que veut dire la notion d'indéfectibilité si le "pouvoir du législateur" était systématiquement à rapporter un "des normes supérieures" ?
Votre phrase comme quoi le pouvoir du législateur est limité par des normes supérieures doit donc s'entendre ainsi : le législateur ne peut pas s'opposer à ces normes parce que le Saint Esprit ne le permet pas. Ce n'est même quasiment pas une question de légitimité.
Cordialement
Meneau
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