La Prêtrise marchait alors différement par Don Henri 2011-03-28 23:04:37 |
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Par exemple, le concept de "vocation sacerdotale" n'existait pas, on ne se demandait pas si le candidat était spécialement élu par Dieu à la fonction sacerdotale, mais si il cherchait ce ministrère dans un but honorable, et s'il serait capable de l'exercer sans faire honte à l'Église.
De plus, les débouchés étaient beaucoup plus larges, et l'ordination souvent un passage obligé pour être professeur en collège (tenus par l'Église), médecin en "hostels-Dieu" (hôpitaux), directeur d'une maitrise... Chaque paroisse avait une ribambelle de clercs, chaque paroisse ne serait-ce que la plus petite d'une 10 aine de personnes était pourvue d'un Prêtre.
Il s'agissait aussi d'un carrière avantageuse, ne nous voilons pas la face, et pas trop difficile à entreprendre (en tout cas moins que l'épée ou la robe) vers laquelle diriger les cadets. Pourquoi croyez-vous que Talleyrand a choisi les ordres? Par amour du Seigneur?
Il me semble qu'à cette époque, il y avait beaucoup plus de vocations strictement sociales: d'ailleurs à la révolution ces Prêtres devenus Prêtres pour les "avantages sociaux" comme on dirait aujourd'hui se sont montrés sous leur vrai visage.
Le chant du cygne en terme de nombre de Prêtres dans l'Église de France a sans doute été atteint dans les années 50: ma grand-mère me raconte que toutes les paroisses du pays avaient un Curé et très souvent au moins un vicaire, qu'il y avait entre 5 et 10 ordinations chaque année dans chaque diocèse, et que sur ça on avait encore les ressources humaines permettant d'envoyer des Prêtres en mission aux 4 coins du monde.
Enfin une image: les ordinations de l'archidiocèse de Paris en 1889 en l'église Saint Sulpice. Je compte sur la photo au moins 75 ordinands.
+ Pax et Bonum
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