en effet et puissent ces bonnes nouvelles par Luc Perrin 2011-03-28 18:22:26 |
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relatives se confirmer.
L'Appel n'était pas du tout inutile, n'en déplaise à ceux ici ou ailleurs qui s'étaient indignés que les laïcs aient le toupet d'exister comme laïcs à savoir comme baptisés, non pas pour révolutionner l'Église à la mode de Mme Soupa (et alii) mais pour participer à sa mission d'évangélisation.
La restriction quant aux ordinations des prêtres diocésains - majeure dans le principe et ad personam, visant Mgr Rey un des rares évêques ratzinguériens de France et d'Europe, - paraît demeurer sous une motivation des plus incongrues. Depuis que les instituts traditionnels romains existent (soit depuis 1988 au moins), le sous-diaconat a été conféré selon le rit traditionnel.
Cette restriction, si elle est maintenue, confirmerait le souhait de ghettoïser autant que possible les prêtres usant de la Forme extraordinaire. Les chiffres (20%) des séminaristes traditionnels pour la France sont connus à la CDF et à la Congrégation du culte divin. L'idée que l'exemple toulonnais puisse faire tache d'huile doit horrifier en France et visiblement quelques uns à la Curie romaine.
Certains soutiennent que cette restriction, très dommageable quant au principe et à ses répercussions symboliques, serait comme une "compensation" au lobby néo-liturgique en échange de la généralisation de l'enseignement de la Forme extraordinaire dans les séminaires. Peut-être.
Reste à voir, si cette mouture est confirmée une fois encore, comment les diocèses qui ont plus ou moins habilement neutralisé le Motu proprio depuis 2007 continueront à l'ignorer ou à le marginaliser, à en détourner l'esprit et la lettre.
Gageons qu'on se hâtera avec une extrême ... lenteur à appliquer l'Instruction dans ces points positifs mais que les restrictions (cf. l'ordination) seront, elles, imposées avec célérité et férocité.
Citation (édifiante) d'un prêtre (du Cantal) du courrier des lecteurs de La Croix (3 mai 2010) qui montre l'état de déliquescence dans laquelle la néo-liturgie a plongé une grande part de notre clergé. Le prêtre attaque Mgr Aillet qui avait eu l'outrecuidance de dénoncer les abus dans la néo-liturgie :
"Depuis quelques années, c'est le même discours, en demi-teinte : "Non, nous ne remettons pas en cause la liturgie de Vatican II, mais il faut corriger les abus." On ne nous a jamais bien décrit ces abus, et ces déviations [SIC] ... soyez plus précis. En réalité, il y a une grande hypocrisie dans ce début de "réforme de la réforme", qui puise d'ailleurs des arguments dans le mot proprio de Benoît XVI ! [horresco referens] (...) La réforme liturgique exprime l'âme et les orientations du Concile. Jeter le discrédit sur la réforme liturgique [resic], la remettre en cause fondamentalement, c'est rejeter le Concile !"
Un tel non-sens démontre qu'il faudra bien plus qu'une Instruction en "demi-teinte" mi large, mi restrictive, pour dépasser le chaos liturgique, chaos que beaucoup de clercs sont même devenus incapables de voir, tellement ils ont intériorisé les abus et déviations comme étant "l'esprit du Concile". En dehors de quelques extraits bien délimités, ont-ils seulement lu tout le texte sur la liturgie et médité par exemple sur le primat du latin et du grégorien, l'impératif d'une révision qui soit un développement organique ?
On peut en douter.
Rappel de quelques textes (non exhaustif) qui détaillent les abus et déviations en donnant d'utiles conseils et orientations, pour le prêtre du Cantal et ses confrères :
- Inaestimabile donum 1980
- Sacerdotium ministeriale 1983
- Ecclesia de mysterio 1997 (instruction interdicastérielle)
- Redemptionis sacramentum 2004
- Sacramentum caritatis (2007) spécialement n° 23, 35-42.
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