Nous lisons dans l'Ami du Clergé, merci Cluny d'avoir retrouvé l'archive :
Rappelons d’abord le principe admis par tous les théologiens : « Un accusé, même coupable, peut, avant comme après sa condamnation, s’évader de prison. »
Qu'est-ce qui fonde ce principe ? Quel droit moral a le coupable de se soustraire à la justice, avant et a fortiori après sa condamnation ?
N'est-ce pas même discutable pour l'innocent
avant sa condamnation, et c'est une question disctincte, au moins dans la mesure où on suppose qu'il n'a pas affaire à une justice ou des lois iniques (Que toute personne soit soumise aux autorités etc. Romains XIII ,1 ) ?
Et même saint Paul demande-t-il que l'esclave (qui a moins de l'être devenu en raison de ses crimes se trouve dans son état parce qu'il y est né ou qu'il a été fait prisonnier sur le champ de bataille ou par des trafiquants et qu'on peut donc équiparer à un innocent privé de sa liberté) , d'obéir à son maitre, et avec crainte et tremblement encore (Ephésiens VI, 5 ) tout en demandant au maître de bien le traiter, en effet, mais certes pas de lui rendre sa liberté !
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