ce fil ne consistait pas tant à entrer dans des considérations diverses et des comparaisons curieuses que vous pointez (comparaison avec la chemise de nuit) ou que vous êtes loin de m'apprendre (port du couvre-chef chez les hommes, tenues masculines portées par les femmes et enseignement de l’Église à ce sujet, port d'ornements et bijoux, etc.)
Par ailleurs, je ne commenterai pas votre propos suivant qui passe à côté du sujet car manquant de hauteur à mon sens:
"4) Enfin, le port du voile pour la femme s'est imposé dans les sociétés traditionnelles pour des raisons pratiques : vent, sable, cheveux qui peuvent tomber dans la soupe ou sur les aliments, voire pour les professions médicales sur des blessures, cheveux pris dans des portes , etc... "
Je remarquais juste l'abandon de cet usage qui, heur ou malheur, faisait partie intégrante de l'histoire de l’Église sans juger quiconque car je suis plutôt hostile avec les impositions vestimentaires. Cependant,
- Tertullien, dès le IIe siècle, qualifiait ainsi le voile de « joug de son humilité ». Sous cet angle, les deux gestes, bien que contraires, expriment une même attitude intérieure.
- Selon le Liber Pontificalis, le pape saint Lin, successeur immédiat de saint Pierre, réaffirma l’obligation du voile pour toutes les femmes « par l’autorité du bienheureux Pierre ».
- Au IVe siècle, saint Jean Chrysostome appelle le voile « l’emblème de la soumission », tandis que le concile de Gangres (vers 340) le qualifie de « mémorial » de cette soumission.
- Rappelons également que, dans la tradition juive comme dans de nombreuses autres civilisations, on couvre ce qui est précieux et sacré. Le Saint des Saints était voilé. À la messe traditionnelle, le calice demeure couvert jusqu’à l’offertoire. Le tabernacle lui-même est souvent voilé, puisqu’il contient le Corps du Christ.
- Dans cette perspective, le voile féminin chrétien est aux antipodes du voile islamique, auquel certains détracteurs le comparent. Pour répondre à l’interdiction de convoiter la femme d’autrui, l’islam tend à couvrir la femme elle-même, faisant peser sur elle la responsabilité du regard masculin. Le voile catholique, au contraire, n’a jamais eu cette signification. Limité à l’église, ne couvrant pas intégralement les cheveux et ne prescrivant aucun tissu particulier, il exprime avant tout une réalité spirituelle et liturgique. Il honore la femme, lui confère une dignité particulière et l’insère dans l’ordre voulu par Dieu.
- La dernière mention explicite du voile féminin dans le droit canonique figure dans le Code de 1917, au canon 1262 : « Lorsque les fidèles assistent aux fonctions sacrées, soit dans l’église, soit hors de l’église, les hommes doivent avoir la tête découverte [...] les femmes, quant à elles, doivent être modestement vêtues et avoir la tête couverte, surtout lorsqu’elles s’approchent de la table eucharistique. »
Oui, j'aurais pu parler du port du pantalon chez les femmes mais il faut bien savoir limiter les sujets car il y aurait tant à dire. Autrement dit, j'apprécie beaucoup vous lire habituellement mais vous répondez un peu à côté de ma remarque.