je ne suis pas convaincu par cette thèse, pas du tout par Luc Perrin 2026-07-03 19:17:39 |
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La chronologie : S.P. en 2007, la levée des excommunications en 2009.
Mais le "scandale international" - dans les media libéraux je doute que la masse des gens s'en souvienne - ne tenait pas du tout à cela mais aux propos négationnistes tenus par Mgr Williamson dans un documentaire suédois tourné plusieurs mois avant et diffusé (curieusement) peu après la décision romaine.
Qu'on fulmine ou qu'on lève des excommunications, c'est vraiment un sujet pour spécialistes vous savez dans l'Occident sécularisé.
Il y a eu bien d'autres "scandales" médiatiques fabriqués de bien plus grande ampleur et avec des répercussions mondiales comme le discours de Ratisbonne qui avait été utilisé pour enflammer le monde musulman. Des propos d'avion etc.
En revanche, je l'avais écrit ici sur le F.C. dès l'élection de 2005 et pris pour un fou etc., la base woytilienne-ratzinguérienne était mince, la "restauration" à peine entamée et par contre le pontificat qui prenait son temps, ne s'appuyait pas sur les forces vives par conviction fausse que le travail de correction des dérives avait été presque fait, ce pontificat pouvait échouer et déboucher sur la revanche de la tendance Martini sj.
Ce qui est vrai dans votre vision est cet affaiblissement - surtout par sa pusillanimité et son incapacité à choisir les hommes (et femmes) pour le soutenir. Le coup de grâce est Vatileaks dont on ignore encore bien des aspects. Le pape François a montré très vite combien le ver était dans le fruit de la prétendue "restauration". Il n'a pas eu à chercher loin ses collaborateurs pour revenir aux années 1960-1970. Ils étaient quasiment tous là promus par Benoît XVI.
En fait après 2009, pratiquement le seul dossier que Benoît XVI tente de mener à bien est celui de la FSSPX : il a capitulé sur tout le reste, à commencer par la réforme de la révolution liturgique, les universités "catholiques", l'éthique, l'interreligieux ...
Or ce n'est pas Mgr Fellay qui a flanché en 2012, il était venu à Rome pour signer et Mgr Williamson était quasiment hors champ déjà, mais c'est le cardinal Levada et le Pape qui n'ont pas osé conclure après une bronca cardinalice lors de la plenaria de la CDF.
Logiquement, et sous la menace de Vatileaks et des scandales sexuels et financiers qui ont explosé sous François, Benoît XVI pouvait de fait se retirer. Son impuissance à redresser l'Église avait été démontrée et il devait être bien las.
L'ultime échec (FSSPX) après tant d'autres a peut-être été la goutte de trop mais je penche plus, comme feu Philippe Levillain, vers des pressions internes autrement plus consistantes.
Nous vivons à l'ère Epstein si je puis dire, ne l'oublions pas. L'affaire chilienne et celle de McCarrick explosent en 2018 ... Fin 2012, le Pape avait institué une commission cardinalice d'enquête et un volumineux rapport resté secret a été rendu puis communiqué à François. C'est plus dans ce document qu'on trouvera, à mon humble avis, les motivations de la résignation du Pontife.
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