beaucoup de mots pour une faute admise du bout de la plume par Luc Perrin 2025-08-17 18:34:30 |
|
Imprimer |
Si on met de côté 99,99% de ce communiqué qui agite des fantômes, peine de mort (?), "mort sociale" (?), et de grandes notions largement hors sujet, l'archevêque écrit une chose juste :
"Là, JE dois demander pardon à celui que J’avais nommé et à qui JE fais confiance, pour ne pas avoir su trouver la juste place à laquelle il a droit." (Mgr de Kérimel, j'ai mis les majuscules)
C'est un aveu de la faute lourde commise par lui-même et en effet, contre tout bon sens.
La question est bien posée dans cette seule phrase : "la juste place à laquelle il a droit". Ce n'était sûrement pas celle de chancelier et il y en a pourtant bien d'autres dans ce diocèse comme partout ailleurs.
Le morceau "enfin un signe d’espérance pour les auteurs d’abus qui avaient fait leur peine " est pour le moins maladroit et blessant, preuve que l'énormité de la décision première n'a pas été pleinement comprise.
En blessant ainsi le peuple qui lui est confié et au-delà, l'archevêque ne donne aucun "signe d'espérance" et n'aide en rien l'abbé Spina, tout au contraire, il l'enfonce davantage.
A l'inverse, s'il lui avait assigné sans fanfare ni fanfaronnade sur la miséricorde mal comprise puisque sans la justice - Mgr l'écrit pourtant lui-même avec clarté -un ministère simple étudié en fonction de son cas, là Mgr aurait posé un authentique "signe d'espérance", un acte de dignité respectueux du pécheur repenti d'un côté, du peuple de Dieu de l'autre.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|