Méditation avec Le Traité du Saint-Esprit de Mgr J.Joseph Gaume par ami de la Miséricorde 2025-04-21 06:35:22 |
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CHAPITRE VI
LA CITÉ DU BIEN ET LA CITÉ DU MAL.
IlD’une part, Dieu veut le salut de tous les hommes, Il le veut d’une volonté positive, puisque Son Fils est mort pour tous les hommes. Or, le salut n’est pas seulement la possession d’un bonheur naturel après la mort, ni l’exemption des peines de l’enfer, mais bien le bonheur surnaturel, qui consiste dans la vision intuitive de Dieu2. D’autre part, nul ne peut
1 Dieu n’est pas l’auteur du mal qui souille, mais du mal qui punit. Cet axiome traduit saint Thomas : Deus est auctor mali poenae, non autem Mali culpœ. 1 p. q. XLVIII, art. 6, Corp 2 Le but de la rédemption est de rendre à l’homme, avec usure, tout ce qu’il a perdu par le péché originel. Or, Adam, c’est-à-dire tout l’homme, a été constitué dans un état de justice surnaturelle dont le terme est la claire vue de Dieu dans le ciel. Donc, le fruit de la rédemption est de rendre à tout l’homme l’état surnaturel et le ciel auquel il aboutit.
être sauvé sans être baptisé. Comment concilier, avec l’ancien état du genre humain et la statistique actuelle du globe, la possibilité du baptême pour tous les hommes ? Quel moyen ont eu et ont encore d’être baptisées tant de milliards de créatures humaines, complètement étrangères au christianisme ? Faut-il admettre, par exemple, que tous les enfants, nés depuis six mille ans hors du christianisme et morts avant d’avoir pu pécher, sont éternellement privés de la vue de Dieu ? S’il en est ainsi, comment établir que Dieu a suffisamment pourvu à la réparation du mal ?
Mystère que tout cela. Mais, nous le répétons : pour être mystérieuse, une vérité n’est pas moins certaine. Or, que Dieu ait suffisamment pourvu à la réparation du mal, en donnant à chaque homme tous les moyens de se sauver, est une vérité aussi certaine que l’existence même de Dieu. Admettre qu’il en est autrement, serait admettre un Dieu sans vérité, sans puissance, sans sagesse, sans bonté infinie ; un Dieu qui veut la fin sans vouloir les moyens ; un Dieu qui n’est pas Dieu, un Dieu néant. Cette réponse du simple bon sens est péremptoire, et on pourrait s’en tenir là. Nous essayerons néanmoins quelques explications dans le chapitre suivant.
CHAPITRE VII
« Être sauvé, enseigne la théologie catholique, c’est être incorporé à Jésus-Christ, le nouvel Adam. Même avant l’Incarnation du Verbe et dès l’origine du monde, le salut n’a été possible qu’à cette condition. Il est écrit : Il n’y a pas sous le ciel d’autre nom donné aux hommes pour se sauver. Mais, avant l’Incarnation, les hommes étaient incorporés à Jésus-Christ par la foi à Son avènement futur. De cette foi la circoncision fut le signe. Avant la circoncision, c’est par la foi seule et par le sacrifice, signe de la foi des anciens pères, que les hommes étaient incorporés à Jésus-Christ : Depuis l’Évangile, c’est par le baptême. Le sacrement même de baptême n’a donc pas été toujours nécessaire au salut ; mais la foi dont le baptême est le signe sacramentel a toujours été nécessaire».
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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