oui avec des réserves importantes par Luc Perrin 2025-02-27 12:59:36 |
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Le tableau brossé par Petrus est sombre en effet et j'aurais pu ajouter de larges touches de noirceur pour la Curie bergoglienne et ses très nombreux scandales, les prélats poussés en avant dans de nombreuses Églises locales comme aussi importante et même plus importante que l'Allemande, celle des États-Unis, la perte de repères complète qui caractérise ce pontificat etc.
Mais vous avez raison de rappeler que, malgré ce sombre tableau trop réel, il y a quand même dans l'Église romaine des prélats courageux comme Mgr Strickland ... des prêtres fidèles à leur sacerdoce quelque soit le rit dans lequel ils célèbrent, des religieux et religieuses qui n'ont pas oublié la Bible, des laïcs hommes et femmes et jeunes militants, charitables, missionnaires.
Oui ce qui compte est en effet la validité de l'ordination, vous avez raison de le souligner.
Il ne fait cependant pas de doute que dans le cas d'une vocation religieuse ou sacerdotale, pour un croyant authentique - ou croyante pour une religieuse -, il faut une foi à toute épreuve pour subir une "dé-formation" et un lavage de cerveau avant d'arriver à l'ordination. Et ensuite que dans bien des diocèses et ordres/instituts en Occident surtout, il n'est pas aisé de survivre comme croyant chrétien simplement. Être jésuite de coeur chez les néo-jésuites ou fils de saint Dominique chez les néo-dominicains radcliffiens par ex.
Pour ce qui est des conclaves, je vous suis globalement : il y a cependant des conclaves sans surprise, 1939 pour Pie XII, 1963 pour Paul VI.
L'important toutefois n'est pas tant les "idéologues", les Éminences qui ont des idées, une idéologie structurée - pas si nombreux nous sommes d'accord - que les ... suiveurs qui vont au gré du vent, des médias, des réunions de pré-conclave.
Ce sont ces suiveurs inodores, incolores et sans colonne vertébrale spirituelle solide qui oscillent tantôt soutiens "fervents" en apparence de Jean Paul II puis néo-libéraux à foucade sous Benoît XVI et néo-modernistes échevelés sous François.
Les girouettes cardinalices, c'est la nature humaine dans ses faiblesses - et on l'observe partout le covidisme a montré qu'aucune profession, aucun secteur de la société n'était "vacciné" contre cette tare fondamentale -, voilà le plus grand danger pour l'Église.
Enfin au plan purement historique, les phases de décadence et de corruption de l'Église dans la tête et les membres peuvent durer longtemps un siècle ou plus avant qu'une phase de réforme au sens pur lumineuse n'arrive. La Pornocratie du Haut Moyen Âge a duré un siècle.
Je prie évidemment pour qu'une telle épreuve de longue durée ne nous soit pas infligée par le Seigneur mais le sombre tableau esquissé par Petrus pourrait de fait se prolonger bien au-delà du présent pontificat.
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