Tous deux étaient nus... par BONNOU 2024-11-30 06:43:07 |
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Vrai ou faux problème ?
Parole de femme sur les tenues vestimentaires à l’église.
Adam et Eve ne sont pas restés longtemps nus… le péché leur fit honte et ils durent s’habiller, mais là aussi le génie humain trouva à se déployer. Ainsi naquit la mode.
Et cependant aujourd’hui le recueillement et la prière qui sont de mise à l’église sont souvent troublés par certaines tenues courtissimes.
Avec humour et fermeté, sans jugement, une jeune femme prend la parole et nous exhorte à retrouver le sens du beau dans le vêtement, en particulier à la messe, par respect et par amour pour Dieu, pour nos prêtres, nos parents, nos maris, nos enfants… Un encouragement puissant et rafraîchissant.
Avec humour et fermeté, sans jugement, une jeune femme prend la parole et nous exhorte à retrouver le sens du beau dans le vêtement, en particulier à la messe, par respect et par amour pour Dieu, pour nos prêtres, nos parents, nos maris, nos enfants… Un encouragement puissant et rafraîchissant.
[Citation] Or tous deux étaient nus, l’homme et sa femme, et ils n’avaient pas honte l’un de l’autre. (Gn 2, 25)
C’était le bon temps !
Malheureusement, ils croquèrent le fruit et patatras : ils s’habillèrent. Quelle tristesse... Mais, l’être humain étant doté d’intelligence, il sut rapidement tirer avantage de cet inconvénient et produire tissus, broderies, etc. Et, de mode en mode, habiller l’homme et la femme.
Car Dieu avait aussi donné l’intelligence et l’inventivité, et l’homme en fit bon usage. Enfin... bon usage... disons plutôt « usage ».
Voyage dans le temps
Attention j’applique ici une grande ellipse temporelle : nous sommes à présents à la messe en 2024. Dans une ville très chic, paraît-il, le nec plus ultra de la réussite sociale.
Et là c’est le drame, une vraie catastrophe ! Des cuisses à tout va, des décolletés à vous infliger des strabismes ; c’est bien simple : un authentique étalage de chair, jour de marché. Seulement voilà, nous sommes à la messe. Là où recueillement et prières sont de mise.
C’est là que je vous pose la question suivante : Avez-vous déjà essayé de vous recueillir et prier devant une paire de fesses boudinées et quasiment apparentes sur le banc devant vous ? La couleur des sous-vêtements de certaines femmes n’est plus un secret pour personne.
Car on pourrait croire que ce sont globalement des jeunes filles qui aiment s’habiller court mais non, la tendance est plutôt à la mère de famille, ayant déjà donné la vie plusieurs fois, et visiblement nostalgique du jour où elle rentrait encore dans sa robe de mariée.
Que se passe-t-il quand celle-ci se penche en avant pour ramasser le doudou du petit dernier, alors que la jupe est déjà à mi-cuisse en position debout ?
Qu’une femme, peu importe son âge ou sa corpulence, dispose de tenues très courtes ou décolletées pour sa vie de tous les jours, ses soirées ou ses séjours en bord de mer c’est une question de goût. Mais porter ces mêmes vêtements pendant une cérémonie religieuse, cela relève plutôt d’un manque de respect.
Une grande dame de ma connaissance disait : « Votre corps est comme il est, mais ne l’infligez pas aux autres ».
Pour les autres
Et qui sont les autres justement ? Soyons méthodiques et procédons par ordre.
Les enfants.
Au risque d’enfoncer une porte ouverte je me charge de rappeler qu’un enfant est petit. Parfois les enfants ne dépassent pas 1 mètre et, la plupart du temps, disons qu’ils ont au moins 50 centimètres de moins que nous. Alors que pensez-vous qu’ils voient si nous même pouvons déjà contempler des cuisses ? Ce n’est pas une question piège et je pense que vous avez trouvé la réponse.
L’adulte est le modèle de l’enfant. «Quand je serai grande, je serai belle comme Maman».
Soyons des modèles.
Les adolescents.
Ces grands enfants en recherche permanente de contradictions et de modèles sont les personnes les plus vulnérables face au manque flagrant de tenue et de pudeur. Ils se construisent par rapport à ce que nous leur disons, montrons, faisons. Si l’objectif est de leur inculquer le choix de vêtements aussi peu en accord avec la foi chrétienne, autant les envoyer directement au Moulin Rouge ou au Lido, au moins la musique sera plus adaptée.
Soyons des éducatrices.
Les fiancés et jeunes mariés.
En pleine construction d’un foyer chrétien, ils sont souvent très amoureux, ou fatigués par le nouveau-né et en quête d’une nouvelle forme de vie. Mais qu’apprendront-ils à leurs enfants s’ils étaient les enfants et adolescents des deux paragraphes précédents ? L’avenir le dira.
Soyons des guides.
Les époux et épouses, les autres couples.
Tout d’abord les époux de ces femmes. J’ai deux théories à leur sujet : soit ils cautionnent, soit ils ne voient rien. Dans les deux cas c’est mauvais signe. Si le mari cautionne c’est qu’il encourage son épouse à montrer, à tous, ce qui lui a été confié à lui et à lui seul. En bref, la mise à sac de l’intimité promise au jour du mariage. Si le mari ne voit rien alors c’est terrible pour le couple. Rendez-vous compte, il ne la voit plus. Il ne la contemple plus. Il a lâché l’affaire...ou bien un rendez-vous chez l’ophtalmo s’impose !
Ensuite les époux des autres femmes. Oui, les autres, celles qui prennent la peine et le temps de s’habiller décemment et joliment. Elles font attention à ce qu’elles donnent à voir aux autres et elles ont connaissance du fait qu’elles se rendent à la messe et qu’un petit effort est louable.
Et elles sont mariées, elles aussi, et leurs époux voient ce que personne, au passage, ne peut ignorer : les cuisses, les décolletés. C’est charmant ! « Mais il n’a qu’à pas regarder ! ». Mais comment faire autrement ? Il me semble qu’un panneau « Luxure » fluo serait moins tape à l’œil.
Quelques questions en vrac : Qu’en pense l’époux ? Qu’est-ce qui passe par la tête des autres hommes ? Quelles envies ? Quelles jalousies ? Quels reproches dans les autres couples ? Quelles pensées ? Quels dégâts ?
Aucune femme n’apprécie que, sous le nez de son mari, une autre exhibe ses formes. C’est un manque flagrant de dignité et de pudeur.
Soyons prudentes.
Les personnes âgées.
Lorsque je serai âgée, je pense que je ne pourrai m’empêcher de regarder attentivement ce que j’ai fait de ma vie, ce qui va rester après mon départ, ce qui sera. Je n’y suis pas encore mais j’imagine que pour des personnes âgées, voir ces tenues indécentes peut être particulièrement choquant, révoltant et déprimant.
Soyons attentives.
Les séminaristes et prêtres.
Eh oui, je vous le rappelle, on est à la messe, rien d’étonnant à la présence d’ecclésiastiques.
Je dirais que, dans cette liste, ce sont ceux qui encaissent et qui endurent le plus. Des hommes qui acceptent le célibat pour se consacrer à Dieu. Ils renoncent à tout ce que le couple apporte, pour leur vocation, pour Dieu, et pour nous aussi. Quelle beauté et quelle difficulté !
Alors pourquoi ? Pourquoi imposer à leurs yeux la chair mise à nu ? Les cuisses dévoilées ? Les décolletés plongeants ? Avons-nous pensé une seule seconde à ce qu’un prêtre peut apercevoir à la communion lorsqu’une femme, à genoux, arbore un décolleté échancré ?
Mais quel manque de tact et de délicatesse ! Quel manque de respect pour ceux qui portent nos prières auprès de Dieu !
Soyons respectueuses.
Le Bon Dieu.
Dans son immense amour pour nous, il nous a créé à son image. Quelle image lui renvoyons-nous ?
Adam et Eve ont croqué le fruit et se sont habillés, inutile donc d’arriver à la messe dans des tenues légères. Nous retrouverons notre nudité dans la vie éternelle, cette nudité même dans laquelle Dieu nous a voulus. En attendant nous pouvons faire preuve de décence, de respect, de gratitude pour tous les dons reçus (celui de la couture peut-être ?), de recueillement et d’amour.
Soyons catholiques.
Aimer la mode ?
À ce stade de lecture vous m’imaginez sans doute, quarantenaire ou même cinquantenaire, célibataire, myope, rondouillarde, avec des lunettes moches, une coupe au carré stricte, une jupe écossaise jusqu’aux chevilles, un chemisier d’un autre temps, des mollets poilus et des mocassins plats et noirs (sans chaussettes !).
Désolée de vous décevoir, rien de tout cela. En réalité je suis trentenaire et mère de deux têtes blondes, avec un mari aimant. J’aime la mode, je la suis et je sais donc que celle-ci offre une multitude de possibilités décentes, jolies, classes ou chic, à la mini-jupe ou robe parfois droite et souvent moulante dans laquelle certaines femmes et jeunes filles s’engouffrent.
Nous n’avons pas d’excuses !
Pour rappel, une tenue correcte à la messe demande de couvrir les épaules et le décolleté, et de ne pas remonter au-delà du genou.
Saviez-vous que Coco Chanel considérait les genoux comme étant la partie la plus laide du corps d’une femme ? Il ne s’agissait pourtant pas là d’un pilier de cathédrale.
Certaines diront que ces tenues mettent en valeur. De quelle valeur parlons-nous ? De l’esthétisme ou du prix au kilo ? Car la différence est bien là. Souhaitons-nous nous vendre sur la place du marché et récolter le plus de regard en biais, ou honorer les dons de Dieu ? L’intimité de la femme est pour son mari ce n’est pas un objet de convoitise ou une marchandise. La tenue dite « sexy » n’a pas sa place dans une église. Il n’est pas nécessaire de porter des vêtements très courts ou décolletés pour montrer de la beauté. Bien au contraire.
Je trouve cela particulièrement triste d’observer des tenues indécentes dans des églises catholiques. Cela montre à quel point les personnes qui les portent ne comprennent pas la beauté, ni le respect demandé dans un lieu de culte.
Certains prêtres ont essayé de parler, d’avertir, de corriger cela. Aujourd’hui ils n’osent même plus, ils se taisent, dépités par certains comportements, certaines tenues. Des laïcs ont essayé, eux-aussi, immédiatement catalogués au rang de coincés, rigoristes, austères et que sais-je.
Et pourtant, combien sommes-nous à penser cela ?
Alors ne soyons pas dépendantes mais respectueuses du regard des autres.
Amicalement vôtre.
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