Ah ben quand on parle du loup... par Davidoff2 2023-03-20 20:47:49 |
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... il sort du trou :-)
Gros problème pour le pays et à l'international, le Crédit Suisse est au bord de la banqueroute depuis mercredi passé, c'est la deuxième banque du pays, si elle tombe, ça provoquera des faillites en cascade dans une multitude de pays.
Alors convocation des journalistes économiques internationaux, et plan d'urgence de la confédération... et Thomas Jordan par là au-milieu, il ne passe pas inaperçu, c'est le plus grand, mais qu'est-ce qu'il fait avec des conseillers fédéraux (ministres) et autres qu'on ne connait même pas ?
On commence avec le ministre socialiste, puis la libérale qui disent la même chose mais passent 22 minutes à nous expliquer que la situation est grave (chacun selon le point de vue de son électorat), pourquoi la confédération remerciait la BNS et lui donnait autant de pouvoir (elle le dit elle-même, depuis jeudi, ils ont bossé sans arrêt pour donner tous les instruments à la BNS afin d'agir le plus efficacement possible). Bon, on a compris que les politiciens ne sont pas très à l'aise à financer une banque privée, mais ils ne font qu'assurer 9 milliards, ce n'est pas un financement, c'est juste une garantie (en réalité, c'est ce que le peuple payera si ça se passe mal). Bon, après 22 minutes d'explications, ils donnent enfin la parole à Thomas Jordan et là tout s'éclaircit :
- lundi passé tout allait bien pour le Crédit Suisse, mardi ça s'est tendu sur le front des payements en fin de journée, mercredi on a mit en place le plan d'urgence pour les liquidités, le Crédit Suisse a pu assurer les payements, mais jeudi, il était évident que nous devions activer l'aide en cas de faillite. En tant que banque Nationale, nous ne pouvions pas laisser tomber Crédit Suisse pour la stabilité économique nationale et internationale, nous avons trouvé un accord avec l'UBS (Union de Banque Suisse), qui va racheter Crédit Suisse. Quant à nous, nous prêtons 100 milliards pour l'instant à titre d'aide à la faillite, et avec les garanties de la confédération, tout se passera bien. Nous sommes également prêt à actionner nos instruments stop-and-go pour l'UBS (l'Union de Banque Suisses qui absorbe le Crédit Suisse).
Une journaliste du Boston Globe demande jusqu'à quel montant, mais il coupe court à la question :
- Tout ce qu'il faut comprendre pour le moment, c'est que nous étions face à une crise de grande ampleur, mondiale, nous aiderons tous les clients du Crédit Suisse, toutes les entreprises en difficulté à cause de ça, nos instruments de stop-and-go sont illimité, mais ce n'est pas important, ce qu'il faut comprendre maintenant, c'est qu'on a traversé des turbulences qui ont nécessité l'intervention de la BNS, mais maintenant tout est sous contrôle, il faut que les marchés se calment ! Le fait de savoir que la BNS gère le problème devrait rassurer les marchés, c'est tout ce qui compte pour le moment !"
La directrice de la concurrence passe droit derrière pour assurer que tout est en ordre au niveau de la concurrence alors que le type droit à côté est entrain de bâtir un monstre financier...
Viennent ensuite le directeur de l'UBS qui vient expliquer combien sa banque est bien gérée (la BNS leur a quand-même racheté pour 60 milliards d'actifs pourris en 2008 lorsqu'elle était sur le point de faire faillite), et le directeur du Crédit Suisse pour pleurnicher et dire que ce n'est pas de sa faute, que les mauvaises décisions datent d'avant lui et les ministres qui se félicitent de leur bon job à la fin, tout est bien qui fini bien.
Voilà, la BNS est entrain de prendre le contrôle de ce qui pourrait bien devenir la plus grande banque du monde, puisque comme il dit : Il va prêter 100 milliards sans regarder, pas les donner (position créancier/débiteur), et tout ça, assuré par la confédération, un coup de maître...
Ah l'argent...
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