Le parti de Dieu, d'André Frossard par JVJ 2022-11-15 09:26:54 |
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Le texte de M. Maugendre me fait penser à ce livre.
Ce libelle du grand ami de saint Jean-Paul II n'a pas pris une ride, à ceci près que la plupart des évêques porte le col romain, et non des chemises col pelle à tarte et des vestes sans soin.
Il fut une époque où il y avait encore de grands écrivains et philosophes "catholiques" qui sortaient du lot et qui étaient connus.
Qui peut m'indiquer le degré de rayonnement social de M. Marion ?
"Evêques de France, vous n'avez qu'un seul parti à prendre, le parti de Dieu, et vous nous donnez depuis quelque temps un christianisme dévitalisé, dépouillé de ses mystères et de ses miracles, réduit à la sociologie et à l'histoire, et qui est à la religion ce que le centrisme est à la politique.
Vous multipliez les concessions à la mode intellectuelle, les compromis avec le monde; or le monde qui vit dans l'angoisse et la pénurie spirituelle, le monde qui a eu des espérances et n'a plus que des désillusions, attend de vous des raisons de croire, et votre timidité ne lui fournit que des raisons de douter.
Vous parlez de moins en moins comme saint Paul, et de plus en plus comme un sénateur centriste. Sur quoi l'auteur, qui a passé sa vie à défendre l'Eglise, à quelques remarques à vous faire. "
Et dire que Touvier et ses admirateurs-protecteurs soi-disant catholiques faisaient de Frossard le petit-fils d'une Juive (ce qui est vrai), avec un gros nez. On l'a vu au procès. On aimait déjà en certains lieux d'Eglise soustraire des gens à la justice... alors qu'il ne risquait pas la déportation et la mort.
Si la CEF maintient ses airs de politburo unanimiste, je vais finir par donner raison à M. Maugendre et même aux évêques eux-mêmes qui ont voté (sans donner le détail du vote...) un texte disant que l'Eglise était devenu un système.
Attention, il pourrait exister d'autres systèmes, dans toutes les chapelles. On se couvre et on tend le dos, en attendant qu'on s'intéresse à autre chose. Des lieux ont mis du temps à faire le ménage et m'est avis qu'il n'est pas fait partout. Et les pauvres religieuses, chairs à canon mises à disposition de certains prêtres, en Afrique comme en Europe. Et pas seulement depuis le concile.
Dire que JP Ricard avait accepté de faire au nom du Saint-Siège la lumière sur le prêtre dépravé en soutane, fondateur des foyers de charité et qu'il siégeait à la CDF pour juger les évêques déviants ou criminels. Martel n'en demandait pas tant et peut faire une édition augmentée (en évitant de dire que le port de la cappa magna et de la dentelle trahit l'homosexualité...).
1992
Pour prendre conscience du manque de courage et d'audace de l'épiscopat, lire aussi les mémoires de bon et doux Mgr Gaidon qui le reconnaît pour lui-même. Mais il a fait son bilan sur le tard... Natif du même diocèse dijonnais que Mgr Ullrich... Mgr Gaidon regrette par exemple de n'avoir ordonné que très peu de prêtres ou de s'être tu dans les réunions d'évêques... Les évêques du genre de Mgr Brincard se taisaient et espéraient avoir les mains libres dans leur diocèse, laissant l'autre "camp" tenir toutes les manettes. Je peux comprendre. Bien des prêtres diocésains évitent de s'affronter aux réunions, tant avec des laïcs en mission ou avec l'évêque ou le doyen...
Lors de la messe inaugurale des Vierges pélerines au Puy (initiative de laïcs qui aurait dû plaire à ces Excellences... mais prier la Vierge et pour la France, c'est suspect...), je me souviens très bien : deux évêques ! Gaidon et Brincard. De nombreuses églises ont été fermées à ces statues et ces prières, par les curés et même des évêques. Du coup, les prières se faisaient dans les maisons avec ses statues, comme en 1793, à ceci près que les églises étaient interdites par le clergé ! Quelques maires courageux ont ouvert de force les églises, en se fichant pas mal de l'avis de l'affectataire du moment que des catholiques du village en faisaient la demande. Et c'était très bien ainsi. J'ai ainsi vu mon curé débarquer au fond de l'église pour surveiller depuis le dernier banc. Voilà les saloperies qui n'en finissent pas. C'est le même qui a vendu illégalement le maître-autel de mon église à un de ses copains antiquaires et qui a remisé les statues de st Michel et de Jeanne d'Arc qui étaient au choeur. Confessionnal brûlé aussi. L'évêque d'alors, évidemment, n'a pas bougé. En bien des diocèses, l'évêque ferme les yeux sur les prêtres déviants ou insuffisants ou vandales, faute de personnels pour le remplacer et par absence de cap clair. On en est là. Sauf si un prêtre est victime de plaintes de progressistes...
Le titre est un peu ravi de la crèche, mais c'est l'Emmanuel.
Le renouveau...
Un historien qui lira ces mémoires et ceux de Mgr Deniau ou la biographie de Riobé par un ancien prêtre dépravé (ancienne idole des progressistes), sera obligé de se demander si ces gens appartenaient à la même structure et à la même foi.
Que NNSS se souviennent que la justice belge était allée jusqu'à mettre une caméra miniature pour vérifier que des dossiers ne se trouvaient pas dans un caveau épiscopal ! Cela m'avait horrifié, notamment par le côté totalement stupide de la chose... Mais cela s'est fait et ces magistrats pensaient que l'Eglise était particulièrement retorse. Ce qui n'est pas faux.
Et cela remonte déjà à quelques années.
Un prêtre qui aurait un enfant serait-il toujours sur l'ordo d'un diocèse ou serait-il extradé sans façon (après le temps où on demandait à la mère de se la fermer et de laisser le prêtre...) ?
Même question naïve pour un évêque qui serait membre de la CEF dans les mêmes conditions ? Si La Croix était un journal indépendant de l'épiscopat et du parti socialiste...
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