y compris dans le clergé, de s'amuser à entrer dans la chambre sponsale. Et de tous mes amis prêtres, jamais personne, sauf une fois, ne s'est hasardé à faire quelque remarque que ce soit. Ils ne sont pas des obsédés.
Si cela doit rassurer les bien-pensants, mon aînée est arrivée dix mois après mon mariage. J'ai bon ?! Il y a un mois suspect...
J'ai eu des contradicteurs ici, c'est bien leur droit, du moment que l'interlocuteur n'a pas 18 ans ou 18 ans de célibat...
Des familles chrétiennes au XIXe s. n'ont eu que deux enfants de toute leur vie, sans avorter et sans contraception. La vie a fait que. Pô bien !
Je plains les mamans fatiguées de famille nombreuse, qu'elles travaillent ou pas. Elles n'ont pas le droit de demander un administrateur apostolique l'été pour faire le point ! J'ai dit aussi, pour avoir souvent parlé à de bonnes chrétiennes des campagnes et pauvres, que beaucoup d'entre elles auraient voulu avoir moins d'enfants. Quand une bourgeoise a dix enfants et des domestiques, c'est plus facile. Les mises en nourrice n'étaient pas très glorieuses, je trouve. On peut plaindre des femmes de pays très pauvres ou pauvres quand les grossesses arrivent les unes après les autres. Et quand la maman meurt ! La fille aînée de 15 ans élève la fratrie, le père épouse une autre qui traite le premier lit comme des domestiques. C'est la polygamie sauce chrétienne.
Le mâle parfois a sa morale, sauvegarde l'honneur et peut abandonner femme et enfants, comme je le vois dans de très nombreuses familles musulmanes en France. Le mâle est au bled, reçoit le virement de la caf et n'éduque pas ses gosses.
Bartholomeos a demandé à ses popes de ne pas s'aventurer au-delà de la porte de la chambre des couples.
Je sais que dans certains endroits traditionnalistes on se signe quand on voit quelqu'un en maillot de bain sur la plage, quand la fille affiche trop sa poitrine (il faut qu'elle se passe le fer à repasser sur icelle ?) ou quand le couple faute en dehors de toute volonté de concevoir. L'onanisme conjugal qu'ils disent...
Une certaine Eglise dans tous les cas n'a plus de crédibilité avant cinquante ans eu égard à ce qui s'est passé ici et là, aux orphelinats irlandais, aux filles-mères insultées et maltraitées par des religieuses encore dans les années 60 (j'ai une de ses filles-mères dans ma rue, que je vois sur son déambulateur de 88 ans), ...
Il y a mille autres choses à faire que de se focaliser sur les grossesses des femmes et le nombre d'enfants à fournir. Certes, comme le dit Guillaume Cuchet (et ce fut encore dit ce midi sur cnews par un excellent curé parisien), il est plus difficile à des parents de donner son fils à l'Eglise quand ils n'ont que deux enfants plutôt que sept... Oui, on en était là.
Des gens essaient de disserter sur Humanae Vitae comme un totem, alors que celui qui a corédigé le texte dans la bureau de Paul VI m'a marié et nous a expliqués ce qu'il fallait en faire pour l'an 2000.
C'est d'ailleurs parfois le seul texte de Paul VI qu'ils daignent utiliser.
La surpopulation est par ailleurs un problème très grave. Je ne connais que JM Le Pen qui insiste là-dessus depuis quarante ans. Yves Cochet veut que l'Europe serve de vase communicant. Et c'est déjà bien parti. Sarkozy prétend, lui qui n'a rien fait, qu'on en est qu'au début. Les manuels de lycée imposent une prospection très irénique.
Quand nos grands-mères avaient un enfant tous les deux ans pendant quinze ans, elles devaient faire le linge à la main, traire les vaches le matin, donner aux poules, trouver de quoi manger au jardin (et parfois il n'y avait pas grand'chose à manger), faire les devoirs, préparer la table avec les aînés le dimanche pendant que le mari jouait aux cartes au bistrot pour se détendre.
J'ai eu un excellent ami curé tradi, qui, dans les années 70 s'était permis en chaire de reprocher à Mme X d'être dans son jardin le dimanche après-midi. Il l'a humiliée devant tout le monde (un curé le dimanche appréciait d'être invité par une femme qui avait passé du temps à la cuisine...). Plusieurs familles n'ont plus mis les pieds après ce prône. Le curé s'en est voulu, mais vingt ans après. Il n'a pas voulu baptiser l'enfant de sa petite-nièce tombée enceinte et sans compagnon fidèle... (années 90). Il ne voulait même ne plus en entendre parler. Pauvre enfant du péché, comme certains aiment encore dire. Les enfants illégitimes du duc de Berry étaient sans doute plus moraux, comme ceux de Louis XIV et d'Alexandre VI.
Vox : faudra essayer de me répondre pour le patrimoine, fut-ce par un autre biais que cette messagerie...
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