Le recentrage a fait obstacle à une clarification dissensuelle. par Scrutator Sapientiæ 2022-03-17 07:36:30 |
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Bonjour Vincent F,
Je reconnais qu'il m'arrive de négliger les réalités que vous-même évoquez sur l'influence toute relative des papes sur la vision des choses des (futurs) évêques, et je reconnais également que cette négligence biaise parfois mes analyses et mes appréciations.
Pour autant, je demeure convaincu, peut-être à tort, que Jean-Paul II et (le futur) Benoît XVI n'ont pas voulu d'une clarification énergique sur l'échec du Concile et sur la nécessité d'y remédier par autre chose que par un recentrage plus officiel qu'effectif, non seulement en raison de leur adhésion, affective et réflexive, au Concile, mais aussi parce qu'ils ont cru, au moins jusqu'à la fin des années 1990, que les conséquences de l'échec du Concile restaient maîtrisables, et surtout parce que s'ils avaient osé une clarification énergique, celle-ci aurait pris une tournure conflictuelle ou dissensuelle, entre les conciliaires "rénovateurs" et les conciliaires "transformateurs".
Une certaine forme de "grande explication" à ciel ouvert entre ces deux tendances n'a eu lieu ni dans les années 1980, ni dans les années 1990, ni dans les années 2000, notamment à cause de ce que Denis Crouan a appelé un jour le "compromis wojtylien", Benoît XVI a renoncé, François est arrivé, et à présent nous voyons bien que l'absence de cette "grande explication", qui aurait, il est vrai, fait exploser la sacro-sainte "unité" entre ces deux tendances, a un caractère de plus en plus problématique.
Encore une fois, je me trompe peut-être en écrivant ce qui précède.
Bonne journée.
Scrutator.
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