Lyon : Le chant grégorien illumine l’église Saint-Bruno des Chartreux tous les dimanches par Bernard Joustrate 2022-03-06 10:19:13 |
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Lu dans Le Progrès :
Le chant grégorien illumine l’église Saint-Bruno des Chartreux tous les dimanches
Le samedi après-midi, un groupe de jeunes Lyonnais vient répéter des chants grégoriens à l’église Saint-Bruno des Chartreux. L’objectif ? Animer les Vêpres, tous les dimanches à 17 h 30. Une initiative originale qui ouvre les églises à des amateurs éclairés qui rendent accessibles à tous des prières sacrées datant de l’ancien Testament.
Par David TAPISSIER
À l’église Saint-Bruno, ils sont six à répéter tous les samedis pour les vêpres du dimanche. © Photo : Progrès /David TAPISSIER
« Depuis tout petit, je participe à des messes en latin. Du coup, le chant grégorien est dans mon monde. C’est une chance ». Bruno de Labriolle, prépare son pupitre, dans le chœur de l’église Saint-Bruno des Chartreux dont la façade vient d’être terminée. Un édifice baroque, lumineux et grandiose qui se prête parfaitement à ce style choral très traditionnel mais aussi contemporain. « Tout est parti de la mère d’un ami qui tient un office de pompes funèbres » explique le jeune chanteur âgé de 28 ans. « Nous chantions occasionnellement pour des enterrements et elle nous a parlé du Père Mattéo Lo Gioco, curé de l’église Saint-Bruno. Ce dernier nous a reçus et particulièrement sensibilisés par sa formation bénédictine. Il nous a proposé de venir répéter les chants grégoriens dans son église. Depuis septembre 2019, nous animons également et hebdomadairement, les vêpres le dimanche soir ».
Une proposition qui a du sens pour le jeune chef de chœur, ravi de vulgariser ces chants anciens. « On chante de la poésie sacrée, c’est environ 90 % de psaumes. Ce sont des textes anciens, en latin, la plupart de l’ancien Testament, partagé par les juifs, les protestants et les orthodoxes, dont les paroles sont très incarnées. On y retrouve également des hymnes du Ier siècle », ajoute-t-il.
Six chanteurs pour une répétition à l’unisson
L’heure du début de la répétition approche. Nadav et Vinora arrivent, suivis de Noé, Loan et Théophile. Parmi les choristes, tous âgés d’une trentaine d’années, on retrouve un Israélien et une Américaine. Ce samedi, Ils seront six à répéter les chants prévus lors de l’office du lendemain. « Ce n’est pas une musique d’expert, mais elle n’a de valeur que si l’on est tous à l’unisson, d’où l’importance des répétitions. Ces textes ont beau être religieux, c’est surtout le plaisir ce chant choral qui nous unit : tous ne sont pas chrétiens, mais c’est un chant qui nous parle. Ces répétitions, comme les vêpres sont devenues pour nous un moment amical. On vit, on travaille la semaine. Et le week-end, on a envie de chanter, pour se défouler », poursuit le Lyonnais, ravi de faire sortir ce type de chant hors des monastères.
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