Même sans condamnation, l'AF aurait terminé dans une impasse par Athanase 2022-02-08 14:41:39 |
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J'ai l'impression que l'on fait porter à la condamnation "romaine" de 1926 un poids démesuré, l'idée qu'elle aurait été ce coup fatal. Je ne parle pas de ses effets annexes sur la recomposition du catholicisme français, qui a ainsi conduit aux prodromes de Vatican II (développement de l'Action catholique, attrait pour la gauche, etc.), mais du fait qu'en étant adossée à une restauration monarchique qui devenait impossible, l'AF aurait périclité.
A moins de remettre un roi sur le trône, l'AF se serait esouflée et aurait subi des sécessions et des crises successives sur la ligne du "parti" (elle n'en était pas un, mais de facto, elle était un groupe d'hommes organisé autour d'un "programme" et comprenant une organisation minimale), sur les stratégies à adopter. On a un peu un aperçu avec les différences dissidences (les déçus reprochant au mouvement "l'inaction française") qui ont fondé tel mouvement, qui ont pu même devenir des mouvements proto-fascistes ou fascisants. Sur le long terme, sauf restauration monarchique, l'AF aurait pu mourir comme n'importe quel mouvement "prophétique" (au sens de la sociologie des groupes) au nom d'une prophétie impossible à réaliser (les études sur l'échec de la prophétie concernant des mouvements annonçant la fin du monde ou l'arrivée des extra-terrestres...). Mais le paradoxe de la condamnation est qu'elle a certainement permis au mouvement de se perpétuer et de ne pas disparaître.
C'est une hypothèse de ma part.
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