Droit canonique et droit pénal s'opposent par Ptitlu 2021-07-25 22:12:23 |
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Mais qu'en dit le droit exactement ? Le droit canonique, celui de l'Église catholique, est très clair sur la question, rapportait La Croix en 2016 : « Le secret sacramentel est inviolable ; c'est pourquoi il est absolument interdit au confesseur de trahir en quoi que ce soit un pénitent, par des paroles ou d'une autre manière et pour quelque cause que ce soit. » « Le secret de la confession garantit la liberté de la personne dans sa relation à Dieu. Ce n'est pas au prêtre que parle le pénitent, mais à Dieu lui-même », expliquait alors le père Xavier Lefebvre, curé de la paroisse Saint-Louis-d'Antin à Paris.
Secret professionnel et exceptions
Le droit français assimile, lui, le secret de la confession au secret professionnel des avocats ou des médecins, et sa levée est punissable. Néanmoins, le Code pénal « impose ou autorise la révélation du secret » dans certains cas, comme lors d'atteintes sur des mineurs ou des personnes vulnérables. La jurisprudence distingue aussi les conditions dans lesquelles la confession s'est déroulée pour déterminer si la notion de secret professionnel s'applique.
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En pratique je connais plusieurs prêtres qui sont passés outre le secret de confession, pour des motifs graves (meurtre, intentions suicidaires, mœurs)
Deux qui ne sont pas passés outre mais ont encouragé le confessé à aller se dénoncer
Et un, (toujours) en poste dans un institut traditionel, qui est passé outre le secret de la confession de son propre chef, en motivant cela par la nécessité de lutter contre le péché - sauf que ce n'était pas vrai et il a manqué de peu de briser une famille. Qui est heureusement restée tradi mais va dans une autre paroisse.
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