Mort annoncée d'une congrégation entre cent par JVJ 2020-11-08 11:52:32 |
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Pour une fois, l'article du site diocésain d'Orléans n'est pas mal rédigé, à ceci près qu'il fait mine de dire que la société d'aujourd'hui n'est ni déchristianisée ni anticléricale...
Pour une fois, le discours est celui d'un échec, non de ravis de la crèche.
Il aurait été bon que ces dames s'interrogent depuis 40 ans...
Je ne blâme pas ces religieuses, elles ont tenu. Elles ont été prises dans la grande vague de sécularisation et d'affadissement de tant de congrégations, qui passa par l'abandon de l'habit et surtout d'un charisme propre. A quoi bon entrer dans une congrégation si elle ressemble à toutes les autres !?
départ des petites soeurs dominicaines du diocèse d'Orléans
Le XIXe s. fut un siècle d'or pour la Foi et les vocations, malgré la Révolution. On ne demandait pas d'avoir bac + 3 et les persécutions nombreuses du pouvoir, y compris sous la Restauration (pas seulement sous les républiques...), stimulaient. Les noviciats devraient exploser aujourd'hui...
Je connais une congrégation, autrefois florissante (écoles avant les lois Ferry et l'obligation de se séculariser, hôpitaux jusque dans les années 60, catéchisme jusqu'il y a peu encore), qui ne compte plus que sept religieuses. La supérieure, une femme atroce et très moderniste, a décidé de vendre une maison de campagne leur appartenant (admettons), mais le problème est qu'elle jouxte une chapelle et le cimetière des soeurs. Eh bien, le cimetière sera vendu en bloc ! L'article récent paru dans la presse locale se garde bien de l'interroger là-dessus. Il n'est question que de la maison qui servait de gîtes et d'accueil pour les scouts... de France. Prière est demandée aux familles intéressées, parfois disparues..., de récupérer les corps. Sinon, l'acquéreur devra entretenir le cimetière (des croix nominatives, un mur, une pelouse). Mais qui ose croire à ces promesses ?! C'est promis j'vous dis ! La sr se garde bien de le promettre par écrit et de donner le nom de l'acquéreur qui à mon avis est déjà bien avancé en négociation. Les religieuses sont douées par ailleurs pour se faire avoir, et le clergé pour ne pas savoir gérer l'argent et le patrimoine hérités des anciennes générations (combien d'économes diocésains véreux, mis en justice ou incapables ? Beaucoup trop).
Et la vente qui rapportera de l'argent (avant la vente de la maison-mère dans peu de temps...) ne doit surtout pas être consacrée à la cession du cimetière à la ville et à une dotation. La chapelle a été massacrée et ressemble déjà à une salle de réunion (le ménage a été fait).
Les catholiques se moquent des tombes de prêtres et de religieuses dans les cimetières. Beaucoup sont déjà retournées. C'est ma hantise quand je marche dans ces lieux.
Cette supérieure était venue à la messe de départ de Benoît XVI que le curé de la ville avait organisé (en forçant un peu l'évêque...), surtout pour regarder combien de personnes avaient osé braver la nuit...
Elle était toute joyeuse à la sortie de la messe. Je lui ai même fait la remarque.
Une supérieure se moque donc du corps de toutes ses soeurs. C'est beau, c'est filial.
Je connais un caveau dominicain où la province n'a pas ajouté le nom du dernier père enterré-là. Mais la province a fait une plus-value monstrueuse en fermant le couvent, qui est aujourd'hui un hôtel de luxe. La chapelle devait rester à l'usage religieux à la demande de l'évêque d'alors, mais c'est aujourd'hui une salle de réunion agrémentée d'une superbe crucifixion entourée des saints dominicains.
Ne jamais croire les promesses, surtout dans l'Eglise.
Pour mettre un peu de sel sur les plaies : si une communauté tradi venait à s'intéresser au lieu, on l'enverrait balader. Plutôt des turcs ou des clandestins logés par la préfecture que ce genre de personnes ! C'est vrai. La supérieure aurait pu donner son bien à l'Etat à condition d'y loger de pauvres familles migrantes et des jeunes hommes... La chapelle ferait une jolie salle de sport. Elle est très saine et n'a presque plus de mobilier.
J'ai bien des exemples d'abbayes qui auraient pu revivre, refusées par le diocèse. Les Soeurs qui ont vendu Evron aux St-Martin n'ont pas fait de prix et n'étaient pas toutes très chaudes au départ... Soutane, soutane. Les St-Martin ont su les charmer par la suite. Il y a une photo cruelle où on voit de jeunes séminaristes en soutane, à côté de religieuses très âgées, en civil.
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