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09/07 Ste Véronique Giuliani, vierge
par ami de la Miséricorde 2020-07-08 22:27:23
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De la férie

Messe comme au dimanche précédent




En certains lieux : Sainte Véronique Giuliani

La vision du Purgatoire de Ste Véronique Giulani.

Avant de quitter Plaisance, la jeune Orsola, prenant tout son courage, avait dit à son père : « Maintenant que vous avez le temps, pensez à ce que doit faire un chrétien, faites une bonne confession. » Pendant que je lui disais cela, écrit Véronique, il changea de visage et me demanda : « Pourquoi me dites-vous cela ? » Je répondis : « Je me sens inspirée de vous le dire. » Je savais qu'il y avait longtemps qu'il ne s'était pas confessé. Je sus qu'il se confessa peu après.

Le pauvre Francesco Giuliani retomba ensuite dans ses faiblesses. « Il me semblait qu'on me disait mystérieusement que mon père était mort. Je cherchais à me distraire de ces pensées et à me résigner à la volonté de Dieu. Peu après, je vis mon père en songe. Il était très malade et dans son agonie se recommandait à mes prières. Je m'éveillai, mais je demeurai sous le coup d'une appréhension telle que j'eus comme la certitude que tout cela n'était pas un songe. La nuit suivante, je revis encore mon père : il était mourant, je le vis expirer. Je m'éveillai sous une poignante impression de douleur et je pleurai beaucoup. Mon cœur était gros de larmes, j'étais persuadée que je venais d'assister à la mort de mon père. J'avais reçu cependant, très peu de temps avant, une lettre où il me disait qu'il se portait bien. Mais après cette dernière nuit, je n'écoutais plus celles qui venaient pour me persuader que je me trompais et qu'il ne fallait pas croire aux rêves. Je cherchai à me distraire, mais je ne doutai pas de cette mort. Enfin, la nouvelle arriva.

Il était vraiment mort à l'heure où je l'avais vu expirer. Mon chagrin fut extrême parce que je craignais pour son âme. Aussi je priai avec ardeur pour lui. Je vis alors une vision : un endroit horrible et plein d'épouvante et je compris que l'âme de mon père s'y trouvait. Jamais je ne pourrais exprimer ma douleur : je craignais que ce ne fût l'enfer ! Je demeurai longtemps dans cette peine cruelle. Je ne me souviens pas de lui avoir appliqué des suffrages. Je ne pouvais me mettre à rien, je ne voulais pas davantage dire la vision que j'avais eue, craignant que ce ne fût une vision diabolique.

Mais cette même vision revint et je vis cette âme torturée d'une façon affreuse. Dans sa détresse, elle me criait : « C'est à toi d'obtenir cette grâce. » Je la vis souvent dans cet état et elle me disait qu'elle souffrait encore et qu'elle savait bien qu'elle était dans un lieu de salut. Je fis beaucoup de pénitences et de prières pour cette âme et je crus un jour entendre le Seigneur me dire : « Sois tranquille : pour telle fête, je délivrerai l'âme de ton père des tourments où elle se trouve. Si tu veux qu'il en soit ainsi, il faut que tu souffres beaucoup. »

J'étais prête à tout souffrir pour obtenir cette grâce. Mes souffrances furent très grandes. Après la fête de sainte Claire, je crus voir l'âme de mon père, mais non dans le même lieu d'horreur. C'était encore le purgatoire, cependant. J'ai longtemps supplié le Seigneur de me donner la délivrance de cette âme. Bien des semaines après, j'eus cette révélation que je devais avoir beaucoup de regrets de n'avoir pas osé parler à mon père avec la liberté qu'il eût fallu. Je connaissais bien le lamentable état de sa conscience, et si je lui en avais dit quelque chose il se serait amendé. Je fis donc tous les jours mes oraisons pour cette âme et je la vis souffrir beaucoup.

Je suppliai Dieu de toutes les forces de mon cœur de vouloir bien la délivrer de ses tourments. Je vis cette âme pendant la nuit de Noël. Un ange vint la prendre par la main et je vis mon père tel qu'il était pendant sa vie, mais revêtu de blanc. Il me salua et me remercia de ma charité. Aussitôt, i1 devint éclatant de lumière. Je ne le vis plus sous une forme humaine, il disparut avec l'ange. Le matin, après la communion, je revis encore cette âme toute belle et resplendissante. Elle me dit qu'elle n'avait pas été la seule délivrée du purgatoire, beaucoup d'autres avaient été délivrées aussi. Je les vis toutes, en grand nombre. La plume est incapable de décrire le bonheur que je ressentais. Je pense que Dieu m'a accordé cette grâce d'abord par les prières de la Sainte Vierge Marie, puis par celles de mes Sœurs.

Il me semble, dit-elle en décrivant la peine qu'elle avait à souffrir, il me semble que mon âme était dans un abandon complet, extérieur et intérieur, comme si Dieu m'avait dépouillée de tout et que plus jamais, en cette vie ni en l'autre, je ne participerais à aucun bien, que plus jamais je ne pourrais me recommander à la Sainte Vierge ni aux saints. C'est une douleur indescriptible et qui dura tout le temps que j'eus à passer dans ce lieu affreux.

Il me semblait que ce temps ne finirait jamais et que toujours j'expierais. Nul ne venait à mon aide. J'étais seule et abandonnée. Une heure de ces souffrances, c'est une éternité. La douleur physique s'ajoutait à la douleur morale. Il me semblait qu'on me triturait les os, qu'on me travaillait les chairs, qu'on me jetait dans une fournaise, puis dans une glacière. Je tremblais de douleur. En même temps, on me rouait de coups avec toutes sortes d'instruments. Dans ces tourments, j'eus quelques communications avec Dieu : il me fit comprendre que les peines que je subissais étaient celles du purgatoire et qu'il me les faisait endurer pour libérer les âmes.

In Sainte Véronique Giuliani, Véronique en Purgatoire, Nlle Bibliothèque Franciscaine, Série XXI.

Source : spiritualité chrétienne

La vision de l'Enfer de Ste Véronique Giuliani.

Le 14 février 1694 sainte Véronique Giuliani vit l’enfer ouvert. Beaucoup d’âmes y tombaient, qui étaient si vilaines et si noires, qu’elles étaient effrayantes à voir. Elles se précipitaient l'une derrière l'autre et disparaissaient au milieu des flammes. Du milieu du feu qui les engloutissait s'élevaient des couteaux, des rasoirs et des instruments de supplices de diverses sortes, qui retombaient ensuite de tout leur poids pour accabler ces malheureux. La Sainte demanda au Seigneur si, parmi les âmes qu'elle avait vu tomber, se trouvait quelque religieux ou religieuse. Et le Seigneur lui fit connaître que, parmi ces âmes choisies, il en était qui y étaient précipitées et qui l'avaient bien mérité, pour n'avoir pas tenu tout ce qu'elles avaient promis, et pour s’être rendues coupables de tant de violations de leurs règles.

Le 1er avril 1696, Sainte Véronique fut conduite à la bouche de l'enfer. Elle entendit les cris et les blasphèmes des damnés, mais ne remarqua d'abord que ténèbres et puanteur horrible; le feu était noir et épais. Elle vit ensuite beaucoup de démons qui étaient comme vêtus de feu et qui s'animaient à frapper; on lui apprit qu'ils frappaient les damnés.

Le 5 décembre de la même année, elle eut une vision semblable. En même temps, Notre Seigneur se montra à elle flagellé, couronné d'épines et portant une lourde croix. Il lui dit: "Regarde bien ce lieu qui n'aura jamais de fin. Là s’exercent ma justice et mon terrible courroux."

Le 30 juin 1697, il fut dit à la Sainte qu'elle allait passer par de nouvelles souffrances. Ce fut comme une participation aux supplices de l'enfer qu'elle endura pendant une heure à plusieurs reprises. Ce jour là, elle se sentit placée dans une fournaise ardente et elle éprouva des peines atroces, comme des lances qui la perçaient, des fers qui la brûlaient, du plomb bouillant qui lui était versé sur tout le corps.

Le 1er juillet, au matin, elle se retrouva dans ce lieu d'effroi; elle se voyait comme abandonnée de Dieu, incapable de se recommander ni au Seigneur ni aux Saints; non pas qu'elle n'eut pas la pensée de Dieu, tout au contraire, mais elle le voyait sans miséricorde et n'étant que justice.

Le 4 juillet, l'enfer lui parut si vaste que toute la machine du monde, dit-elle, ne serait rien en comparaison. Elle y vit une roue, une meule, d'une grandeur démesurée, qui, à chaque instant, tombait sur les damnés, puis se soulevait pour retomber encore.

Le 16 juillet, elle sentit tous les os broyés par des roues qui tournaient tout autour d'elle. En même temps, elle eut le sentiment de la perte de Dieu, peine si atroce, dit-elle, qu'on ne la peut expliquer. Tous les autres tourments paraissent peu de chose auprès de celui-ci.

Le 19 juillet, pendant ce qu'elle appelait l'heure d'éternité, elle se sentit tantôt piquée avec des épingles et des aiguilles, tantôt brûlée par des plaques enflammées, et tantôt déchirée dans ses chairs par des instruments tranchants.

Le 6 février 1703, son confesseur lui avait demandé de prier pour la ville ou elle demeurait ; le Seigneur lui fit voir comme un immense incendie qui dévorait la cité; beaucoup de personnes allaient se jeter dans les flammes, d'autres sur le point de s'y jeter, retournaient en arrière. Il fut révélé à la Sainte que ces flammes représentaient le péché d’impureté, auquel se livraient un trop grand nombre de ses concitoyens; mais d'autres, violemment tentés, savaient y résister. Et le Seigneur lui dit: "Dis à celui qui tient ma place, à ton confesseur qui t'a ordonné de me demander en quoi je suis le plus offensé, que je suis offensé de toutes manières, mais particulièrement de la chair. Il y a aussi parmi ce peuple des inimitiés qui m'offensent grandement, et beaucoup d’âmes vont à l'enfer pour l'éternité."

Le 27 janvier 1718, Marie, apparaissant à sainte Véronique, appela les deux anges qui lui servaient de gardiens et leur ordonna de la conduire en esprit en enfer; elle la bénit et lui dit: « Ma fille, ne crains pas, j'irai avec toi et je t'aiderai. » Soudain, raconte la sainte, je me trouvai dans un lieu obscur, profond et puant, j'y entendis des beuglements de taureaux, des braiments d'ânes, des mugissements de lions, des sifflements de serpents, toutes sortes de voix confuses et effrayantes et de grands roulements de tonnerre qui remplissaient de terreur. J'y vis des éclairs et une fumée forte épaisse. J'aperçus une grande montagne toute couverte de serpents, de vipères et de basilics tout entrelacés et en nombre incalculable. Entendant sortir d'au-dessous d'eux des malédictions et des voix affreuses, je demandai à mes anges quelles étaient ces voix; ils me répondirent que là se trouvaient beaucoup d'âmes dans les tourments.

En effet, cette grande montagne s'ouvrit tout à coup, et je la vis toute remplie d'âmes et de démons. Ces âmes étaient toutes attachées ensemble, ne formant qu'une masse; les démons les tenaient ainsi liées à eux-mêmes par des chaînes de feu; chacune des âmes avait plusieurs démons autour d'elle. De là, je fus transportée à une autre montagne, où se trouvaient des taureaux et des chevaux furieux qui mordaient comme des chiens enragés. Le feu leur sortait des yeux, de la bouche et des naseaux, leurs dents semblaient des lances très aiguës et des épées tranchantes, réduisant en miettes en un instant tout ce qu'ils saisissaient. Je compris qu'ils mordaient et dévoraient les âmes. Je vis d'autres montagnes où s'exerçaient des tourments plus cruels, mais il m'est impossible de les décrire.

Au centre de ce séjour infernal, s'élève un trône très haut; au milieu de ce trône, il y a un siège formé des démons qui sont les chefs et les princes. Là siège Lucifer, épouvantable, horrible. O Dieu! Quelle affreuse figure! Il surpasse en horreur tous les autres démons. Il paraît avoir une tête formée de cent têtes et pleine de lances, au bout desquelles il y a comme un œil qui projette des flèches enflammées qui brûlent tout l'enfer. Bien que le nombre des démons et damnés soit incalculable, tous voient cette tête horrible et reçoivent tourments sur tourments de ce même Lucifer. Il les voit tous et tous le voient. Ici, mes anges me firent comprendre que, de même qu'au ciel la vue de Dieu rend heureux tous les élus, ainsi en enfer l'affreuse figure de Lucifer, ce monstre infernal, est un tourment pour tous les damnés.

Leur plus grande peine est d'avoir perdu Dieu. Cette peine, Lucifer la ressent le premier et tous y participent. Il blasphème et tous blasphèment ; il maudit et tous maudissent ; il souffre et il est torturé et tous souffrent et sont torturés. A ce moment, mes anges me firent remarquer le coussin qui était le siège de Lucifer et sur lequel il était assis : c’était l’âme de Judas. Sous les pieds de Lucifer ; il y avait un coussin bien grand, tout déchiré et couvert de signes; on me fit comprendre que c'étaient des âmes de religieux. Alors le trône fut ouvert et, au milieu des démons, qui se tenaient sous le siège, je vis un grand nombre d'âmes. Quelles sont celles-ci? demandai-je à un des anges. Ils me dirent que c'étaient des prélats, des dignitaires de l’Église, des supérieurs d'âmes consacrées à Dieu. Je crois que si je n'avais été accompagnée de mes anges et aussi, je pense, invisiblement fortifiée par ma bonne Mère, je serais morte d'épouvante. Tout ce que j'en dis n'est rien et tout ce que j'ai entendu dire aux prédicateurs n'est rien auprès de ce que j'ai vu."

Source : enfer-catholique.blogspot.com/

     

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