Réponse par elles-mêmes par Yves Daoudal 2020-05-17 12:30:03 |
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Dans le dernier numéro de La Nef (il n'y a pas que ça de triste pour être poli - dans l'interview...):
Vous avez toujours défendu les deux formes du rite romain : où en êtes-vous sur cette question, que pratiquez-vous à l’abbaye ?
Depuis la promulgation du nouvel ordo missæ, les deux formes du rite latin ont toujours coexisté à l’abbaye. Si les circonstances nous ont amenées à opter de manière habituelle pour la forme ordinaire, cette évolution, discernée en communauté, ne nous empêche pas de goûter aussi la beauté de la forme extraordinaire lorsque, pour ne citer que les cas les plus fréquents, un moine du Barroux ou un prêtre Missionnaire de la Miséricorde divine célèbre la Messe conventuelle. Mais il arrive aussi que des prêtres moins à l’aise avec le latin célèbrent en français, et cela ne fait pas de difficulté pour nous. Ce qui m’attriste plutôt, c’est la fermeture totale de certains à la réforme liturgique, étant entendu, bien sûr, qu’on lui restitue sa portée véritable. Je me réjouis, en revanche, quand des séminaristes ou de jeunes prêtres découvrent avec émerveillement notre liturgie et disent y retrouver leurs racines spirituelles. La génération actuelle est assez libre de préjugés idéologiques, et c’est sans doute par ce biais décomplexé que le sens du sacré, porté par un authentique ars celebrandi, pourra irriguer à nouveau la liturgie de nos paroisses.
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