Dominus Iesus 2000 + Lustiger par Luc Perrin 2020-01-14 17:51:02 |
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suffit à éclairer la différence entre le vrai dialogue interreligieux et la confusion sacrilège de l'amazonisme. Voici le n°6 mais toute la déclaration est à lire, surtout aujourd'hui :
"Est donc contraire à la foi de l'Église la thèse qui soutient le caractère limité, incomplet et imparfait de la révélation de Jésus-Christ, qui compléterait la révélation présente dans les autres religions. La cause fondamentale de cette assertion est la persuasion que la vérité sur Dieu ne pourrait être ni saisie ni manifestée dans sa totalité et dans sa complétude par aucune religion historique, par le christianisme non plus par conséquent, et ni même par Jésus-Christ.
Cette position contredit radicalement les précédentes affirmations de foi selon lesquelles la révélation complète et définitive du mystère salvifique de Dieu se réalise en Jésus-Christ. Aussi, les mots, les œuvres et toute l'existence historique de Jésus, quoique limités en tant que réalités humaines, ont cependant comme sujet la Personne divine du Verbe incarné, « vraiment Dieu et vraiment homme » ;13 ils portent donc en eux le caractère complet et définitif de la révélation des voies salvifiques de Dieu, même si la profondeur du mystère divin en lui-même demeure transcendante et inépuisable. La vérité sur Dieu n'est pas abolie ou réduite quand elle est exprimée dans un langage humain. Elle demeure en revanche unique, complète et définitive car celui qui parle et qui agit est le Fils de Dieu incarné. Dès lors la foi exige qu'on professe que dans tout son mystère, de l'incarnation à la glorification, le Verbe fait chair est la source, participée mais réelle, et l'accomplissement de toute révélation salvifique de Dieu à l'humanité,14 et que l'Esprit Saint, qui est l'Esprit du Christ, enseigne cette « vérité tout entière » (Jn 16,13) aux apôtres et à travers eux à l'Église de tous les temps."
Pulvérisées les déclarations d'Abou Dhabi et celles rapportées par Eugenio Scalfaro.
Voici la finale d'une homélie du cardinal Lustiger du 7 novembre 2005 où il médite sur le "mystère de l'évangélisation" à partir du soir de Pâques et de la Pentecôte. Je n'y vois rien d'amazoniste ni de pachamamesque.
"Ce que décrivent ces deux récits est structurel de la vie de l’Eglise. Cette leçon est capitale pour notre temps. Il n’y a pas à demander une nouvelle Pentecôte car, depuis l’origine, l’Eglise vit sous le régime de l’Esprit ; en elle, nous sommes situés dans le temps de la Pentecôte. Désormais engagés dans ce combat spirituel, nous avons besoin de ce pardon qui nous donne la vie, l’amour dont nous sommes les témoins, les annonciateurs, les serviteurs. Cette puissance de l’Esprit touche et libère nos frères, comme elle nous délivre nous-mêmes de la prison du refus, de l’ignorance, de l’oubli, du mépris pour rassembler, dans la communion de l’amour, le peuple messianique des frères et sœurs du Christ. Ils ne font plus qu’un avec le Christ, après avoir été plongés par le baptême en sa mort et sa résurrection. Ils sont devenus, en Lui, enfants de Dieu par adoption, nous dit Saint Paul. Ils sont envoyés au monde, ils sont donnés au monde comme Jésus, en signe du grand amour dont Dieu a aimé le monde, pour que le monde soit « sauvé » (Jn 3,17). Et c’est là leur mission.
Amen
+Jean-Marie cardinal Lustiger"
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