Il y a 50 ans (2) : le bréviaire par Yves Daoudal 2019-11-30 18:12:57 |
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La destruction de la liturgie impliquait la destruction non seulement de la messe, mais aussi de l’office divin.
Plusieurs innovations venaient directement du texte du concile, hélas : la suppression de l’heure de prime, la « permission » de supprimer deux des trois petites heures, l’« adaptation » des matines afin qu’elles puissent être récitées « à n’importe quelle heure du jour », la répartition du psautier « sur un laps de temps plus long ». Bugnini et sa clique avaient glissé cela dans leur « schéma », et personne n’avait bronché… Au contraire, même, ce sont les pères conciliaires qui ajoutèrent, à propos des matines, qu’elles devaient comporter « un moins grand nombre de psaumes et des lectures plus étendues ».
C’était la porte ouverte à une destruction de tout l’édifice. Comme disait Bugnini : « Un principe d’évolution progressive s’imposa immédiatement dans la mise en pratique du document conciliaire. »
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