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Quand les choses vont mal, voire très mal,
par pacem tuam da nobis, Domine 2019-11-16 16:35:41
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n'est-il pas primordial, en quelque communauté que ce soit (famille, institution, nation, Église), de conserver la lucidité du regard, de voir ce qui est malade, mais également ce qui est sain, pour pouvoir transmettre à la communauté un diagnostic exact de sa situation, c'est-à-dire un diagnostic qui, sans cacher en rien les atteintes du mal, pointe également les éléments sains d'où peut partir la guérison?
Plusieurs fois, en lisant vos messages où la Suisse est mentionnée (je ne suis pas allé les rechercher, paresse oblige…), j'ai été heurté par votre jugement à l'emporte-pièce et beaucoup trop général où bon et mauvais se trouvent confondus, où – bien plutôt – le mal offusque et occulte le bien. J'ai réagi par sentiment de justice envers nos clergés (prêtres et évêques) valaisan, fribourgeois et genevois, mais également par sentiment de correction pour vos liseurs – n'y voyez, je vous en prie, nulle prétention ni hauteur ou arrogance: ils doivent simplement être aussi informés que, dans l'obscurité des temps, les îlots de lumière existent qui sont autant de motifs d'espérance.
Quand vous affirmez que «la Suisse francophone […] est certes dans un moindre état de dégradation», je trouve le terme de ‘dégradation’ parfaitement inadéquat pour décrire la réalité que je constate en semaine ou le dimanche – je fréquente huit paroisses genevoises et, du fait de mes relations familiales, participe également plusieurs fois par année à des messes en Valais et à Fribourg: je n'ai assisté nulle part à des liturgies (homélies comprises) qui mériteraient le qualificatif de «dégradées» et vos liseurs doivent en être informés. Il faut pouvoir dire ce qui est motif d'espérance et d'encouragement, j'espère que vous en conviendrez: la dépression n'est tout de même pas un remède!
A la Toussaint, j'étais à Sion, au cimetière, et je peux vous dire que les paroles de Mgr Lovey étaient fortes, justes, profondes et faisaient oublier aux présents la pluie qui tombait.
Ceci dit, je reconnais tout à fait la justesse et la pertinence de votre remarque, à savoir que, dans les prises de position publiques de l'Église, c'est la voix de la Suisse alémanique qui domine et prime. C'est précisément pour cette raison qu'il est important, quand l'on traite d'un pays aussi divers (linguistiquement, culturellement, économiquement) que la Suisse, de faire l'effort de mentionner les situations fort différentes de ses trois (quatre si vous tenez à la précision constitutionnelle…) régions linguistiques. Encore une fois, c'est une question de justice, une question de lucidité, une question d'espérance.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine


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