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Valtorta - catéchèse du 05/03/1944 - controverse sur le péché originel par Louisneuf 2019-07-16 14:16:13 Imprimer Imprimer

Catéchèse du 5 mars 1944 – Maria Valtorta

Jésus dit :
« Vous, chrétiens du vingtième siècle, vous prenez les histoires de mes martyrs pour des fables et vous dites : « Cela ne peut être vrai ! Comment cela pourrait-il l’être ? Après tout, ils étaient eux aussi des hommes et des femmes ! C’est de la légende ! » Eh bien, sachez que ce n’en est pas une. C’est de l’histoire. Si vous croyez aux vertus civiques des Athéniens, des Spartes ou des Romains de l’Antiquité, si les héroïsmes et les grandeurs des héros civils enthousiasment votre esprit, pourquoi ne voulez-vous pas croire à ces vertus surnaturelles ? Pourquoi ne sentez-vous pas votre esprit s’exalter au récit des grandeurs et des héroïsmes de mes héros et vous inciter à imiter de façon élevée ?

Après tout, dites-vous, c’étaient des hommes et des femmes. Bien sûr ! C’étaient des hommes et des femmes. Vous dites là une grande vérité et vous vous condamnez sévèrement. C’étaient des hommes et des femmes, or vous êtes des bêtes. De votre ressemblance avec Dieu, de votre filiation de Dieu, vous vous êtes rabaissés au niveau des animaux uniquement guidés par leur instinct et apparentés à Satan.

C’étaient des hommes et des femmes. Ils étaient redevenus « hommes et femmes » au moyen de la grâce, comme l’étaient le premier homme et la première femme au paradis terrestre.

Ne lit-on pas, dans la Genèse, que Dieu fit l’Homme dominateur sur tout ce qui était sur la terre, c’est-à-dire sur tout sauf sur Dieu et ses ministres angéliques ? Ne lit-on pas qu’il fit la Femme pour qu’elle soit la compagne de l’Homme dans la joie et la domination sur tous les êtres vivants ? Ne lit-on pas qu’ils pouvaient manger de tout excepté de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal ? Pourquoi ? Qu’est-ce que sous-entendent les mots « afin qu’il domine », quel est le sens caché de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal ? Vous l’êtes-vous jamais demandé, vous qui vous posez des questions sur tant de choses inutiles et n’êtes jamais capables d’interroger votre âme sur les vérités célestes ?

Votre âme vous le dirait, si elle était vivante, elle qui – quand elle est en grâce – est tenue comme une fleur entre les mains de votre ange gardien, et est semblable à une fleur baisée par le soleil et baignée par la rosée de l’Esprit Saint qui la réchauffe l’illumine, l’irrigue et l’orne de lumières célestes.

Que de vérités votre âme vous dirait si vous saviez converser avec elle, si vous l’aimiez en voyant en elle celle qui vous fait ressembler à Dieu, qui est Esprit comme votre âme est esprit ! Quelle grande amie vous auriez si vous aimiez votre âme au lieu de la détester jusqu’à la tuer ! Quelle grande et sublime amie vous auriez avec qui parler des choses du ciel, vous qui êtes si avides de parler et vous détruisez mutuellement par des amitiés qui, si elles ne sont pas indignes (elles le sont parfois) sont toutefois presque toujours inutiles et tournent en un brouhaha vain ou nocif de mots, des mots qui, tous, sont terrestres.

Ne vous ai-je pas dit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » ? L’âme en grâce possède l’amour et, possédant l’amour, elle possède Dieu, c’est-à-dire le Père qui la garde, le Fils qui l’enseigne et l’Esprit qui l’éclaire. Elle possède par conséquent la Connaissance, la Science et la Sagesse. Elle possède la Lumière.

Pensez donc aux conversations sublimes que votre âme pourrait entretenir avec vous ! Ce sont celles qui ont empli les silences des prisons, des cellules, des ermitages, des chambres des malades saints. Ce sont celles qui ont réconforté les prisonniers en attente du martyre, les cloîtrés à la recherche de la Vérité, les ermites assoiffés de connaître Dieu par anticipation ; ce sont encore celles qui ont encouragé les malades à la patience – mais que dis-je ? – à l’amour de leur croix.

Si vous saviez interroger votre âme, elle vous dirait que la signification véritable, exacte, aussi vaste que la création, du mot « domine » est la suivante : « Afin que l’homme domine sur tout. Sur les trois niveaux qui sont en lui : le niveau inférieur, animal. Le niveau du milieu, moral. Et le niveau supérieur, spirituel. Et afin de les orienter tous trois vers un seul but : « Posséder Dieu ». Le posséder en le méritant par cette domination de fer qui assujettit toutes les forces de son être pour les faire servir à cette seule fin : mériter de posséder Dieu.

Elle vous dirait que Dieu avait interdit la connaissance du Bien et du Mal parce qu’il avait déjà prodigué le bien à ses créatures ; quant au Mal, il ne voulait pas qu’ils le connaissent, car c’est un fruit doux au palais mais, une fois passé dans le sang avec son jus, il suscite une fièvre qui tue et produit une soif ardente, de telle sorte que, plus l’on boit ce jus trompeur, plus l’on a soif.

Vous objecterez : « Alors, pourquoi l’a-t-il mis là ? » Parce que ! Parce que le Mal est une force qui est née toute seule comme certaines maladies monstrueuses dans le corps le plus sain.

Lucifer était un ange, le plus beau des anges. C’était un esprit parfait qui n’était inférieur qu’à Dieu. C’est pourtant dans son être lumineux que naquit une vapeur d’orgueil qu’il ne dissipa pas. Au contraire, il la condensa en la couvant. C’est de cette incubation qu’est né le Mal. Il existait avant que l’homme ne fût. Dieu avait précipité hors du paradis. Mais il est demeuré l’éternel Incubateur du Mal et, comme il ne pouvait plus contaminer le paradis, il a contaminé la terre.

Le fruit métaphorique [de l’arbre de la Genèse] tend à démontrer cette Vérité. Dieu avait dit à l’Homme et à la Femme : « Connaissez toutes les lois et tous les mystères de la création. Mais n’essayez pas de m’usurper le droit d’être le Créateur de l’homme. Mon amour, qui circule en vous, suffira à propager la race humaine, sans convoitise des sens, mais par simple frémissement de charité il suscitera les nouveaux Adam de la lignée. Je vous donne tout. Je me réserve uniquement ce mystère de la formation de l’homme. »

Satan a voulu enlever à l’homme cette virginité intellectuellement et, par sa langue de serpent, il a flatté, caressé les passions des membres et des yeux d’Eve en y suscitant des réflexes et des sensations intenses qu’ils n’avaient pas avant, car la Malice ne les avait pas encore intoxiqués. Elle « vit ». A cette vue, elle voulut faire l’expérience. La chair était éveillée.

Oh ! Si elle avait appelé Dieu ! Si elle avait couru lui dire : « Père ! Je suis malade. Le serpent m’a séduite et le trouble est en moi.» Le Père l’aurait purifiée et guérie de son souffle ; comme celui-ci lui avait infusé la vie, il pouvait de nouveau lui infuser l’innocence en lui faisant perdre le souvenir du serpent venimeux et en mettant même en elle la répugnance pour le Serpent, à l’instar de ce qui se produit chez ceux qu’une maladie assaille et qui, une fois guérie, en gardent une répugnance instinctive.

Mais Eve ne va pas vers le Père. Eve revient vers le Serpent. Cette sensation lui est douce. « La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir. Elle prit de son fruit et mangea. »

Alors « elle comprit ». Désormais, la malice était descendue lui mordre les entrailles. Elle vit avec un regard neuf et entendit avec des oreilles nouvelles les usages et les voix des mauvais. Et elle les convoita avec une avidité folle.

C’est toute seule qu’elle a commencé le péché. Elle le porta à son terme avec son compagnon. Voilà pourquoi il pèse une plus lourde condamnation sur la femme. C’est par son intermédiaire que l’homme est devenu rebelle à Dieu et qu’il a connu la luxure et la mort. C’est à cause d’elle qu’il n’a plus su dominer ses trois royaumes : de l’esprit, puisqu’il a permis que ce dernier désobéisse à Dieu ; de la morale, puisqu’il a permis à ses passions de l’asservir ; de la chair, puisqu’il l’a rabaissé au niveau des lois instinctives des mauvais.

« Le Serpent m’a séduite », dit Eve. « C’est la femme qui m’a donné du fruit de l’arbre, et j’en ai mangé », dit Adam. Depuis lors, la triple cupidité s’est emparée des trois royaumes de l’homme.

Seule la grâce parvient à relâcher l’étreinte de ce monstre impitoyable. Si elle est vivante, gardée toujours plus vivante par la volonté du fils fidèle, elle arrive à étrangler ce monstre et à ne plus rien avoir à craindre de lui. Ni des tyrans internes, à savoir la chair et ses passions ; ni des tyrans externes, à savoir le monde et les puissants de ce monde. Ni des persécutions, ni de la mort.

Il en est comme le dit l’apôtre Paul (Ac 20,24) : « Mais je n’attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’Evangile de la grâce de Dieu. »

Mes martyrs ont tenu à accomplir leur mission et le ministère, qu’ils avaient reçu de moi, de sanctifier le monde et de rendre témoignage à l’Evangile. Ils ne se sont préoccupés de rien d’autre. Eux, ils étaient redevenus des « hommes et des femmes » et non plus des bêtes, par la grâce qui vivait en eux et qu’ils ont défendue plus soigneusement que la pupille de leurs yeux et que la vie qu’ils rejetaient avec une joyeuse promptitude, bien conscients qu’ils rejetaient une dépouille corruptible pour en acquérir une incorruptible d’une valeur infinie. C’est donc en hommes et en femmes, en enfants du Père des cieux, qu’ils vivaient et agissaient.

Comme le dit Paul (Ac 20,33), « argent, or, vêtements, [ils n’en ont] convoité de personne » ; bien au contraire, ils se sont fait dépouiller et se sont volontairement dépouillés de toute richesse, jusque de leur vie, « pour me suivre » sur la terre et au ciel.

« [Leurs] mains, ajoute l’Apôtre (Ac 20,34), ont pourvu à [leurs] besoins et à ceux de [leurs] compagnons », leur ont donné la vie à eux-mêmes et ont amené les autres à la Vie.

« C’est en peinant de la sorte [qu’ils sont venus] en aide aux malades » (Ac 20,35) qui souffraient de cette terrible maladie qui consiste à vivre en dehors de la vraie foi ; ils se sont prodigués dans ce but, donnant leurs affections, leur sang, leur vie, leurs fatigues, tout. Ils gardaient en mémoire mes paroles, que je t’ai dites il y a trois jours : « Donner, c’est recevoir », « mieux vaut donner que recevoir » ; quand, aujourd’hui, je t’ai fait ouvrir le Livre au chapitre 20 des Actes, au verset 35, tu as sursauté en lisant ces paroles parce que tu t’es rappelée les avoir entendues il y a peu, et tu as couru les chercher. Une fois que tu les as trouvées, tu as pleuré, car tu as eu confirmation que c’est moi qui te parle.

Oui, c’est bien moi. Ne crains pas. Tu ne te rends même pas compte des vérités dont tu deviens le canal. Comme le petit oiseau sur sa branche chante, tout heureux, ce gazouillis que Dieu a mis dans sa petite gorge depuis des millénaires sans savoir pourquoi ce sont ces notes-là qui en jaillissent et non pas d’autres, sans qu’il sache les faire prononcer son nom ni celui de son Créateur, de même toi, tu répètes cette Parole qui parle en toi sans même savoir combien ce qu’elle exprime est profond.

Mais reste la même : une enfant. J’aime tellement les enfants ! Tu l’as vu. Tu ne m’as pas vu rire ailleurs qu’avec eux. Ils faisaient ma joie d’Homme ; ma Mère et le Disciple, ma joie d’Homme-Dieu et de maître ; le Père, ma joie de Dieu. Mais les enfants étaient mon joyeux repos sur la terre si amère.

Reste la même : une enfant. Ton Sauveur, giflé par tant d’hommes, ressent le besoin de rafraîchir ses joues sur les joues des enfants. Il a besoin d’appuyer son front sr des têtes qui soient pleines d’amour et sans malice.

Viens, petit Jean, auprès de ton Jésus ; reste toujours une enfant pour moi. Le Royaume des cieux appartient à ceux qui savent avoir une âme d’enfant et accueillir la Vérité avec la disponibilité confiante d’un enfant.
C’est moi. Ne crains pas. C’est moi qui te parle et te bénis. Va en paix, petit Jean. Demain, je t’enverrai Jean. »

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