Tout-à-fait par Turlure 2019-06-27 09:59:52 |
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Les communautés devaient recruter des contingents considérables de postulantes dans les milieux modestes, notamment des campagnes des régions restées fortement catholiques.
Il est clair que l'élévation du niveau de vie et l'accès croissant des jeunes filles au baccalauréat puis aux études supérieures a complètement bouleversé ce tableau ancien. Et je ne vois pas trop comment inverser cette tendance sauf à considérer que ce nouvel état de fait est un mal.
L'important est que les jeunes filles des familles catholiques soient en mesure de faire ce choix en toute liberté.
Ce que j'ai pu constater, c'est que "beaucoup" (toutes proportions gardées cf. ce fil de discussion) de jeunes hommes qui sont dans des études avancées sont intellectuellement et spirituellement portés à entrer au séminaire ou en religion. C'est moins souvent le cas des femmes. Il faut aussi préciser que les hommes qui choisissent une abbaye ou couvent seront très majoritairement religieux ET prêtres : peu de converts dans les abbayes, quasi-disparition des frères enseignants...
Il se pourrait que nous ayons assisté dans le dernier demi-siècle à une mutation quasi-anthropologique du monde catholique, qui n'est d'ailleurs probablement pas terminée. Si le nombre de prêtres rapporté à celui de pratiquants reste pour le moment assez élevé (le taux de pratique s'étant effondré plus vite), il est très peu probable qu'on puisse en dire autant des religieux non prêtres et religieuses.
Le renoncement à la maternité est peut-être aussi une croix particulière plus lourde à porter que n'est pour les hommes le renoncement à la paternité.
Par ailleurs, même si c'est peut-être un lieu commun de le rappeler, la place des laïcs dans les oeuvres d'Eglise n'est plus tout-à-fait la même qu'il y a soixante ou cent ans.
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