[réponse] par Regnum Galliae 2019-06-04 12:00:46 |
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Lyon, Bordeaux ou Marseille ont probablement des traductions en breton, allez-vous les utiliser pour autant lorsque vous parlez français ? Et dites-vous London, Wien, Venezia ?
Les langues régionales sont bien sympathiques mais elles supposent une uniformité qui n'existait probablement pas. De même que les patois parlés à Toulouse, à Castres ou à Pau était tout aussi différents entre eux que pouvaient l'être ceux d'Ile-de-France, de Normandie ou de Picardie, il y a fort à parier qu'il y avait plusieurs bretons à l'époque. Lequel a été choisi ? Et pourquoi ? Comment être ccertain que ce breton est le même que celui parlé il y a deux, trois siècles et non un patois qu'aurait du mal à reconnaître la duchesse Anne ?
Qui nous dit que le breton n'a pas connu le destin de l'anglais après la conquête normande, si joliment narré par André Maurois ?
Pendant près de trois siècles, l'anglais sera une langue sans littérature, sans grammaire, langue populaire et parlée. Cette langue se transformera très vite, car seules les classes dirigeantes sont conservatrices en matière de langage. Le saxon des lettrés avait été une langue germanique, aux cas compliqués. Mais le peuple simplifie et, très vite, l'anglais, affranchi de la tutelle des élites, acquiert son étonnante souplesse. Les mots prononcés par des hommes sans culture ou par des étrangers ne conservent que leur syllabe accentuée. De là le grand nombre de mots d'une syllabe, qui donne à la poésie anglaise son inimitable densité.
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