Le Pape... ment !!! par Sursum corda 2019-05-31 14:23:41 |
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Et avec quel aplomb ! Et en plus, il calomnie l'ancien nonce Vigano !
(En gras, la journaliste ; en italiques, François ; en "normal", le commentaire de Marco Tosatti)
Sur le site benoit-et-moi
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- La question de McCarrick m'amène à une autre question que je voulais affronter avec vous. Vous m'avez conseillé lors d'un de vos derniers voyages de lire «Lettere della tribolazione» (3): je les ai lues, j'ai fait mes devoirs. J'ai très souvent rencontré le mot silence et l'explication du fait que parfois le silence est nécessaire. Selon vous, c'est comme un moment de grâce. Mais dire à un journaliste que le silence est nécessaire... Ne riez pas, Pape François, c'est comme ça. Vous vous souvenez quand ils vous ont dit, il y a huit mois (allusion à la conférence de presse dans l'avion de retour d'Irlande, le 26 août 2018 , ndt): il y a une déclaration de l'ex-nonce Carlo Maria Viganò affirmant qu'il vous a lui-même dit lors d'une audience au début de votre pontificat qui était McCarrick, et vous n'avez rien fait, vous avez juste dit: «Je ne répondrai pas, c'est à vous de juger, je répondrai en temps voulu». Ce silence a pesé lourd, parce que pour la presse et pour beaucoup de gens, quand on se tait, c'est comme entre mari et femme, non? Chamaille-toi avec ton mari, et il ne te répond pas, et tu dis: «Là , il y a quelque chose qui ne va pas». Alors pourquoi ce silence? Le temps est venu de répondre à la question que nous vous avons posée dans l'avion, plus de huit mois ont passé, Pape François.
- Oui, ceux qui ont fait le droit romain disent que le silence est une manière de parler. Ce cas de Viganò, je n'avais pas lu toute la lettre, je l'ai vue un peu... et déjà je sais de quoi il s'agit, et j'ai pris une décision: je fais confiance à l'honnêteté des journalistes. Et je vous ai dit : «Regardez, vous avez tout ici, étudiez et c'est à vous de tirer les conclusions» . Et vous l'avez fait, parce que vous avez fait le travail, et dans ce cas, c'était fantastique. J'ai fait très attention à ne pas dire des choses qui n'étaient pas là , mais trois ou quatre mois plus tard, un juge de Milan les a dites quand il a été condamné.
Il n'a même pas lu toute la lettre, dit-il. Et il a simplement décidé de ne pas répondre. Faisant confiance aux journalistes. Et il a eu raison. Parce qu'à part quelques collègues courageux, Anna Matranga et Cindy Wooden, il n'y a eu de la part des journalistes aucune tentative de presser le pape Bergoglio sur les questions que chacun s'est posé. Ni pendant ce voyage, ni pendant les suivants. Mais tous, ou presque tous, se sont précipités pour soutenir la character assassination contre Viganò mise en place par l'équipe des journalistes du cercle magique. Tous: des médias catholiques et paracatholiques et financés directement ou indirectement par l'Eglise (y compris ceux qui se félicitent maintenant que le décompte des jours de silence de Stilum Curiae soit terminé...), aux grands journaux et aux agences internationales, aux voix de la gauche et du politiquement correct. Le pape Bergoglio définit à juste titre leur travail comme «fantastique»; et je dois dire que si j'étais l'un d'eux, devant ce «fantastique», j'aurais honte comme un voleur. Comme nous l'a fait remarquer une personne qui a passé des décennies à la Curie, «Mgr Viganò a été "condamné" à rendre de l'argent à son frère, un prêtre, après l'avoir utilisé pour des oeuvres de charité sur la base d'un legs de ses parents, par la suite contesté par son frère. Ce n'est pas un acte criminel, c'est un litige civil et cela n'a rien à voir avec l'affaire McCarrick».
- La question de sa famille, vous voulez dire?
- Bien sûr. J'ai gardé le silence, parce que j'aurais dû jeter de la boue. Que ce soient les journalistes qui le découvrent. Et vous l'avez découvert, vous avez trouvé tout ce monde. C'était un silence basé sur la confiance en vous. Non seulement ça, mais je vous ai aussi dit: «Tenez, étudiez-le, il y a tout». Et le résultat a été bon, meilleur que si j'avais commencé à m'expliquer, à me défendre.
Et la boue, il essaie de la jeter maintenant. Il félicite à nouveau les journalistes, parce qu'ils n'ont pas fait leur travail; et ils ont été contraints, étape par étape, de reconnaître (le rapport Figuereido est l'épisode le plus récent) que Viganò n'avait rien inventé. J'insiste, je crois qu'un examen de conscience de nombreux collègues serait approprié.
- Vous jugez preuves en main. Il y a une autre chose qui m'a toujours frappé: les silences de Jésus. Jésus répondait toujours, même à ses ennemis quand ils le provoquaient, "on peut faire ceci, cela", pour voir s'il tombait dans la provocation. Et lui, dans ce cas, il répondait. Mais quand c'est devenu de l'acharnement le Vendredi Saint, l'acharnement des gens, il s'est tu. Au point que Pilate lui-même a dit: «Pourquoi ne me réponds-tu pas?». Autrement dit, face à un climat d'acharnement, on ne peut pas répondre. Et cette lettre était un acharnement, comme vous-même vous en êtes rendu compte à partir des résultats.
Il continue de rechercher la sympathie et la complicité des journalistes. On ne comprend pas comment un seul document, auquel on refuse de répondre, représente de l'acharnement, lequel suppose des épisodes répétés. Et comparer le refus de donner des réponses sur un fait précis et documenté au silence de Jésus-Christ... si ce n'est pas au moins irrespectueux, voire blasphématoire, je vous laisse juger.
- Certains d'entre vous ont même écrit qu'elle [la lettre] était payée, je ne sais pas, ça ne me semble pas.
Encore une insinuation, et objectivement, du genre qui disqualifie celui qui la propose. De même, la conclusion de la phrase est vraiment cléricale, dans le pire sens du terme. Je cite la calomnie, et ensuite je dis que je n'ai aucune preuve.
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