Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde 2019-03-26 23:12:43 |
|
Imprimer |
CHAPITRE VIII
De l'humilité de la très sainte Vierge
(...) Si on la loue, elle renvoie tout l'honneur qui lui est rendu, à Dieu seul : elle est la souveraine du ciel et de la terre, et elle ne fait point difficulté d'obéir au commandement de César : celle qui comptait quatorze rois dans sa famille, loge volontiers dans une caverne, où elle ne trouve pour compagnie que des bêtes : celle qui est plus pure que les anges, veut bien passer pour immonde le jour de sa purification : celle qui doit commander aux anges et aux hommes, épouse un pauvre charpentier et lui obéit avec une soumission très respectueuse.
« Celle, dit le saint dévot Bernard que nous venons de citer, qui est la première de toutes les créatures, se met la dernière dans le cénacle après l'ascension de Notre-Seigneur, au-dessous des veuves et des pénitentes, et de celle dont il est écrit, que sept démons en avaient été chassés !
Si elle parle, elle ne se nomme pas la première. » Elle ne dit pas dans l'Évangile, dit un Père : Voici que moi et votre père, entendant saint Joseph, vous cherchions ; mais elle dit : Votre père et moi. (Luc. II, 48) Comme elle devait recevoir en soi un Dieu infini, et renfermer dans ses pures entrailles celui que les cieux et la terre ne peuvent comprendre, elle devait aussi avoir une disposition comme infinie pour la communication de cet être infini ; c'est pourquoi elle se mit dans le néant par une humilité tout abîmale ; et, selon la version de Vatable, si elle chante (Luc, I, 48), que toutes les nations la diront bienheureuse, c'est parce qu'elle croit que le Seigneur a arrêté les yeux sur son néant. Elle a révélé à sainte Brigitte, qu'elle souhaitait de voir le temps du Messie, pour avoir l'honneur d'être la servante de sa mère, et, comme il est rapporté dans une autre révélation, la servante des servantes de sa mère.
Saint Bonaventure nous apprend qu'elle demandait à Dieu la grâce d'être et de vivre dans le temps que son Fils devait s'incarner, et le priait de lui conserver les yeux pour voir sa très pure mère ; sa langue pour pouvoir la louer ; ses mains pour pouvoir lui servir ; ses pieds pour aller à l'exécution de ses ordres. Mais, ce qui est bien admirable, c'est qu'étant remplie de grâces et ornée de toutes les vertus, et enfin, étant la Mère d'un Dieu, elle a révélé qu'elle ne s'est jamais préférée à aucune créature.
Après cela, où se mettra le pécheur, le ver de terre, le morceau de boue et de crachat, l'ennemi de Dieu et l'esclave de l'enfer ? Y a-t-il des abîmes assez profonds pour nous perdre, dans la vue d'une humilité si prodigieuse en la personne de la mère d'un Dieu ? Je ne vois que des abaissements ineffables en celle que Dieu élève au-dessus des séraphins, et je ne vois que des élévations superbes dans ceux qui méritent d'être abaissés jusque dans les enfers : je ne vois que des anéantissements épouvantables en celle qui est la mère du grand tout, et à qui tout est donné ; car comment y aurait-il quelque réserve pour une Vierge à qui Dieu se donne pour Fils ? (...)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|