Il n'y a pas d'"archevêque de Stettin-Szczecin". Il y a un archevêque de Szczecin-Kamień, qui n'est pas évêque de Stettin suffragant de l'archevêché de Berlin... Désolé pour les nostalgiques, mais on a changé de siècle.
Vous avez bien sûr raison, à ceci-près qu'il n'y a jamais eu d'évêque à Stettin (transcrit
Szczecin en polonais depuis 1945), et que l'évêque de Cammin (Kamień) n'a jamais été suffragant de Berlin, pour la simple raison que l'évêché de Berlin n'existe que depuis 1930 (la monarchie prussienne s'était toujours opposée à l'établisssement d'un évêché catholique à Berlin), et que depuis 1930 le nouvel évêché de Berlin est suffragant de Breslau, élévée en cette même année à niveau d'archévêché et métropolie.
L'ancien évêché catholique de Cammin, comprenant le duché de la Poméranie (feudataire des rois du Danemark) et quelques bouts du Mecklembourg et de la marche de Brandebourg, fut érigé par le pape Innocent II en 1140, après la mission de Otto de Bamberg, d'abord sur l'île de Wollin, transféré à Cammin en 1176, et a pu en général se tenir à l'écart des deux provinces ecclésiastiques voisinantes, Magdebourg et Gnesne (depuis 1417 siège du primat de Pologne).
Le dernier évêque catholique fut Erasmus von Manteuffel-Arnhausen (mort en 1544).
Cette carte montre les provinces ecclésiastiques en Europe centrale à la veille de la Réforme (vers 1500).

La cathédrale Saint-Jean Baptiste de Cammin, construite entre 1180–1325, luthérienne de 1535 à 1945, est brièvement redevenue catholique après la guerre.
Son maître-autel du XVe s. est heureusement préservé (malheureusement, le
Domschatz, le trésor, avec le fameux
Cordulaschrein, le reliquaire de sainte Cordule de l'an 1000, a brûlé en 1945) et fut utilisé jusqu'à la triste NOMification de l'édifice, qui est devenu depuis 1972 co-cathédrale de l'évêché, depuis 1992 de l'archevêché de Stettin-Cammin (Szczecin-Kamień), entité de l'église conciliaire.

Époque prémoderniste :

Époque moderniste :
