Le pire reste à venir par Maranatha 2019-02-14 01:32:41 |
|
Imprimer |
A Pétrarque
Oui, « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » (La Salette)
La question utile est de savoir si cela s’est déjà passé, est en train de se passer, ou doit encore se passer.
Ce n’est pas Dieu qui génère la fin des temps, ce sont les hommes par leur rejet du Seigneur Jésus-Christ et de son Eglise, rejet qui anéantit l’expansion de son Règne universel et qui, comme au temps de Noé, met le Seigneur dans l’obligation d’intervenir pour accomplir ses desseins.
Il suffit donc :
1) d’examiner sérieusement l’évolution de ce rejet du christianisme et de l’Eglise pour pouvoir déterminer exactement l’époque de son sommet,
2) d’examiner sérieusement ce qu’en dit la Sainte Ecriture pour pouvoir déterminer correctement, exactement, précisément l’époque de la fin des temps.
Dieu n’est pas ésotérique ni gnostique, Il est amour et lumière, Il n’a jamais pris les hommes au dépourvu et les a toujours avisés de ses desseins. La Sainte Ecriture donne des éléments ou renseignements en suffisance pour pouvoir déterminer le terme exact de la fin des temps antichrétiens et donc de l’Avènement universel du Seigneur Jésus, tout autant qu’elle en donnait aux hébreux pour qu’ils puissent déterminer la venue du Messie.
Mais cela demande de croire fermement en la Sainte Parole, et c’est effectivement une épreuve de foi.
Les événements apocalyptiques décrits par le prophète Daniel et par l’apôtre St Jean ne peuvent donc être que des visions anticipatives, instructives et préventives de réalités événementielles qui leur sont ultérieures. Ce ne sont donc pas les visions et prophéties qui déterminent les modalités opératoires de ces réalités événementielles ultérieures, ce sont celles-ci qui ont suscité les prophéties qui ne font qu’en relater les éléments anticipativement.
Tout comme l’historien décrit les événements du passé sans plus rien pouvoir y changer, les visions et prophéties décrivent les événements du futur comme on pourra constater qu’ils se sont passés. C’est ce qu’on pourrait appeler « un voyage dans le futur ». Et, lorsqu’on étudie l’apocalypse, il est saisissant de constater combien d’éléments sont pointus, précis, s’inscrivent dans une plage chronologique et ne permettent pas de confusion possible avec une autre époque ou d’autres événements. On en conclut vite qu’il ne peut s’agir que d’une révélation divine qui exclut, comme certains préfèrent le voir, un genre littéraire auquel on peut faire dire n’importe quoi.
Forcément, pour discerner l’époque de l’accomplissement d’une vision, on doit donc en retrouver les éléments qui la constituent dans la réalité de l’actualité qu’on examine, et cette réalité doit être conforme aux éléments révélés par la vision.
Si on ne retrouve pas ces éléments, on ne peut pas conclure que la vision s’accomplit.
Si on retrouve ces éléments, on doit conclure que la vision est en train de s’actualiser et ce serait une grave erreur que de ne pas s’en inquiéter.
Le fait que des conjectures antérieures, manifestement précoces et contraires à la Sainte Ecriture, se soient avérées caduques ne peut pas servir de prétexte pour invalider toute autre conjecture ultérieure, mais peut seulement servir précisément à ne pas refaire les mêmes erreurs d’interprétations et à conforter ainsi de nouvelles interprétations plus respectueuses de la Sainte Ecriture et de la réalité de l’actualité.
Car ce n’est vraiment pas pour rien qu’en Mt 24/15-18, le Seigneur Jésus-Christ nous renvoie – implicitement – au prophète Daniel en désignant l’accomplissement de cette vision comme signe certain de la fin des temps antichrétiens et de son proche Avènement universel :
Mt 24/15-18 : « C’est pourquoi, lorsque vous verrez l’abominable dévastation dont a parlé le prophète Daniel établie dans le lieu saint – que celui qui lit fasse attention ! – alors, que ceux qui seront en Judée s’enfuient dans les montagnes, que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison, et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. »
(à remarquer que c’est le seul passage de l’Evangile qui parle du prophète Daniel).
Le terme de « l’abominable dévastation » n’est pas du tout tributaire des spéculations des hommes. Car si Dieu les laissait faire, ils en viendraient à détruire toute l’Eglise et toute la planète. Ainsi, dans son infinie miséricorde et bonté, Dieu a déjà arrêté ce terme depuis bien longtemps. C’est pourquoi, le Seigneur Jésus a dit :
Mt 24/22 : « Et si ces jours-là n'avaient été abrégés, nul n'aurait eu la vie sauve ; mais à cause des élus, ils seront abrégés, ces jours-là. »
Le terme de « l’abominable dévastation » est très bien précisé dans l’Ancien Testament :
Dn 9/27 : « Il fera une solide alliance avec plusieurs pour une semaine, et durant la moitié de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande ; le dévastateur commettra les choses les plus abominables, jusqu’à ce que la ruine et ce qui a été résolu fondent sur le dévastateur. »
Autre traduction :
Dn 9/27 : « Et il consolidera une alliance avec un grand nombre. Le temps d’une semaine ; et le temps d’une demi- semaine il fera cesser le sacrifice et l’oblation, et sur l’aile du Temple sera l’abomination de la désolation jusqu’à la fin, jusqu’au terme assigné pour le désolateur. »
(à remarquer les expressions : « ce qui a été résolu » - « jusqu’au terme assigné », qu expriment ce qui a été décidé, décrété).
Dn 12/11 « A compter du moment où sera aboli le sacrifice perpétuel et posée l'abomination de la désolation : 1.290 jours. »
Dn 12/12 « Heureux celui qui tiendra et qui atteindra 1.335 jours. ».
Trop facile que pour être vrai ou trop vrai que pour savoir y croire fermement ?
En tout cas, les événements de l’actualité nous en éclairent abondamment.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|