je résume ... par Luc Perrin 2018-11-03 01:19:53 |
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Il indique qu'il était à l'époque frère dominicain et plus libre sans doute que les enseignants/directeurs diocésains pour exprimer son souci. Il précise aussi qu'aucun n'a fait état de relation sexuelle mais de ce comportement très incorrect.
Il dit avoir avisé le Supérieur du séminaire et que celui-ci aurait fait une démarche à la fin des années 1980 mais que rien n'a changé.
Il prévient Mgr Kelly, archevêque de Louisville qui est un ami. Celui-ci lui dit "nous savons tous" (les évêques) que McCarrick avait choisi un stewart bien de sa personne pour être séminariste. C'est dit-il le premier indice qu'il avait que le comportement anormal de McCarrick débordait le séminaire et était bien largement connu au sein des évêques américains.
Il quitte le séminaire au printemps 1996.
Apprenant fin 2000 que McCarrick devait être archevêque de Washington, il se dit très choqué et décide, non sans hésitation du fait de menaces potentielles pour lui, d'écrire au Nonce Montalvo et lui téléphone même deu fois pour prévenir et s'assurer que la lettre sera reçue. Le Nonce l'encourage. Il n'a cependant jamais reçu d'accusé-réception, réponse ni rien. En 2006, Mgr Sandri lui a écrit à propos de sa lettre de novembre 2000 mais pour l'interroger sur quelqu'un d'autre afin de savoir s'il était impliqué dans les activités de McCarrick alors. Preuve que la lettre de novembre 2000 a bien été acheminée par le Nonce Montalvo au cardinal Sodano.
En 2004, incardiné à New York, il en parle au cardinal Egan qui coupe court sur ce sujet. "Mais il était évident à sa réaction première qu'il était au courant au sujet de McCarrick".
Par la suite, il n'a plus été impliqué. Mais en 2015, il voit McCarrick concélébrer la messe de funérailles du cardinal Egan et cela lui cause de l'irritation.
Il écrit alors sa fameuse lettre de juin 2015 au cardinal O'Malley et reçoit une lettre du secrétaire quelques jours après qui indique uniquement que ce n'est pas dans les attributions de la Commission qui n'a pour objet que les mineurs.
Je traduis ce paragraphe qui est capital car il résume tout :
"The anger that has arisen among Catholics in response to the cascade of information about McCarrick has been aimed at two things. First, there are the acts that McCarrick was accused of having committed. Second, there is the fact that many of McCarrick’s peers in the hierarchy seem to have been aware of at least some of those acts—specifically, those having to do with seminarians—and said nothing. McCarrick’s brazenness and lack of shame, his indifference to what others who knew of his behavior might have thought of him (and he ought to have known that they knew), are shocking enough. The fact that those who knew about at least some of his misconduct did not shun him—that he was accepted and even fêted by his peers—is every bit as shocking."
La colère qui s'est répandue parmi les catholiques en réponse à l'avalanche d'informations au sujet de McCarrick a deux objets. D'abord il y a les faits qu'il est accusé d'avoir commis. Ensuite il y a le fait que beaucoup des confrères de McCarrick dans la hiérarchie semblent avair été au courant d'au moins une partie des actes, particulièrement ce qui a trait aux séminaristes, et n'ont rien dit.
L'audace de McCarrick, son manque totl de honte, son indifférence envers ce que d'autres savaient ou pouvaient savoir de lui (et il devait savoir que certains savaient) sont suffisamment choquants. Le fait que ceux qui savaient une partie au moins de ses inconduites ne se sont pas éloignés de lui, qu'il était accepté et même célébré par ses frères dans l'épiscopat, est en tout point scandaleux.
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