Pas qu'à la messe de Paul VI !... par vistemboir2 2018-03-23 23:29:43 |
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Mais à tous les textes du Concile Vatican II, à commencer, bien entendu, par la Constitution Sacrosanctum concilium, qui à côté des affirmations de la docrine traditionnelle en préambule (2 : "(...) le divin sacrifice de l’Eucharistie (...)") contient des exceptions devenues ensuite des normes générales et obligatoires :
36.1 "L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins" : ah ! ce "sauf droit particulier", la goutte d'arsenic qui pimente la suite :
36.3 "(...) il revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire (...) de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon" : l'abandon du latin dans la liturgie était bel et bien prémédité, voire programmé !
40.2. "Mais pour que l’adaptation se fasse avec la circonspection nécessaire, faculté sera donnée par le Siège apostolique à cette autorité ecclésiastique territoriale de permettre et de diriger, le cas échéant, les expériences préalables nécessaires dans certaines assemblées appropriées à ces essais et pendant un temps limité. : on a vu ce qu'ont été ces "expériences" et ces "essais, donnant lieu dans bien des cas à des "célébrations" délirantes qui n'avaient qu'un lointain rapport avec la liturgie catholique.
44 "Il reviendra à [la] commission [liturgique nationale], sous la direction de l’autorité ecclésiastique territoriale, de diriger la pastorale liturgique dans l’étendue de son ressort, de promouvoir les recherches et les expériences nécessaires chaque fois qu’il s’agira de proposer des adaptations au Siège apostolique." Paul VI et Bugnini n'ont pas attendu longtemps ces "expériences" et ces "propositions" pour publier le nouvel ordo : le ver était dans le fruit...
La liturgie, ainsi transformée en champ d'expérimentation, est devenue aujourd'hui, sous les coups de butoir d'apprentis liturgistes et avec la bénédiction des évêques "en pointe", un vaste champ de ruines qui, 50 ans plus tard, aura débouché, entre autres, sur la chute vertigineuse de la pratique dominicale et des vocations religieuses, notamment dans les pays occidentaux : brillants résultats de la fameuse "pastorale liturgique"... expérimentale !
On pourrait poursuivre une telle analyse en l'appliquant aux autres textes conciliaires, semblables à cette soupe de bons légumes, plus ou moins "arséniquée", et donc toxique. C'est dire qu'une "interprétation du concile Vatican II à la lumière de la Tradition" - plusieurs fois annoncée mais jamais mise en chantier - ne verra sans doute le jour qu'avec l'interprétation du Capital et du Manifeste communiste "à la lumière de la doctrine sociale de l'Eglise" !...
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