bien sûr cette dimension existe par Luc Perrin 2017-11-12 16:49:41 |
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pour un certain nombre de procès.
Cela ne retire rien aux vertus propres qui sont ainsi mises en avant mais c'est une dimension qui peut peser d'un grand poids : pour accélérer ou pour freiner.
J'entends cela au sens large tant interne qu'externe.
Feu G. Alberigo a beaucoup fait pour pousser la cause de Jean XXIII dans le but de faire "sanctifier" une lecture, la sienne, du pape Roncalli comme un "pape révolutionnaire" qui aurait enterré 160 de catholicisme intransigeant. Je n'en crois rien pour ma part et je ne suis pas le seul mais l'arrière-pensée était là : mettre la "miséricorde" entendue en un sens libéral laxiste au-dessus du "bâton", des condamnations doctrinales des multiples erreurs. Voyez les filiations ...
La béatification de Pie IX annoncée en même temps par Jean-Paul II était clairement a) un substitut à celle de Pie XII lancée en 1963 b) une volonté nette de rappeler que Jean XXIII et Pie IX vont de pair.
Jean-Paul I était d'ailleurs plus dans la ligne développée par Jean-Paul II en 1978, pas franchement pré-kaspérite et même pas du tout. En revanche ses homélies au ton de curé de campagne doivent être bien perçues aujourd'hui.
Fabrice Bouthillon dans sa thèse publiée, La Naissance de la mardité. Une théologie politique à l’âge totalitaire : Pie XI (1922-1939) aux P.U.S. en 2002 analyse avec son style truculent plusieurs canonisations décidées par Pie XI et montre fort bien la dimension "politique" de chacune.
La canonisation de Célestin V, le pieux moine pape qui a renoncé à la charge, fut fortement demandée par le roi de France comme un désaveu de Boniface VIII. Elle avait une forte charge "politique" sur le rapport entre les papes et les États.
Les exemples foisonnent.
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