Voici une autre date et une autre remarque. par Scrutator Sapientiæ 2016-04-20 07:50:17 |
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Bonjour Davidoff2,
1. Voici l'autre date à laquelle je pense : je pense, bien sûr, au 27 octobre 1986, c'est-à-dire au trentième anniversaire de la première manifestation de consensus para-religieux, proxi-religieux ou pseudo-religieux, qui a eu lieu à Assise, à l'initiative du Pape Jean-Paul II.
Je ne veux pas dire par là que cette date est pour moi synonyme de commencement de la fin du monde, mais je veux dire que je crains qu'à l'occasion de cette échéance, certains ne remettent plusieurs pièces de monnaie dans le distributeur automatique de confusion entre consensus et vérité, ou de soumission de la vérité au consensus, en matière religieuse.
2. Voici l'autre remarque à laquelle je pense : là où vous vous écrivez vous-même : "il n'est plus question de discuter, de critiquer, ou de douter", je suis amené à écrire : IL N'EST PLUS QUESTION DE REFLECHIR.
C'est ce qui me frappe le plus, notamment et surtout depuis mars 2013 : l'analyse critérisée des mérites, mais aussi des limites, du positionnement "franciscaniste" et "périphériste", en ce qu'il a de spécifique, semble vraiment être considérée comme a priori inenvisageable, au sein de l'Eglise catholique.
3. Cela étant écrit, j'ajoute aussitôt que l'interdiction d'analyser la tendance à la confusion, notamment épiscopale, entre pédagogie et démagogie, ou entre attitude évangélique et comportement humanitaire, ainsi que cette tendance elle-même, ne datent pas du 13 mars 2013.
Il me semble que cette interdiction fonctionne à la culpabilisation morale, conformément au raisonnement suivant :
"Si vous pensez cela, si vous dites cela, ou, mieux (déjà entendu !), SI VOUS ETES REALISTE A CE POINT LA (authentique !), c'est que vous manquez de charité",
à l'égard des non catholiques, des non chrétiens, des non croyants, des migrants, des pauvres, des théologiens, des évêques, du Pape, etc...
4. Déjà, sous Paul VI, nous avons eu droit à de grands moments de confusion entre faiblesse et bonté, notamment en matière liturgique.
Eh bien, j'ai l'impression qu'au moins depuis mars 2013, en haut lieu, on entend bien amplifier cette confusion,
- qui n'est presque jamais médiatiquement ni mondialistement incorrecte,
- qui n'est presque jamais dépourvue d'incohérences ni d'inconséquences.
Je termine ce message par cette ultime remarque : les clercs dont il est question ici se rendent-ils bien compte du fait qu'ils se comportent exactement comme s'ils n'étaient "ni pour, ni contre, bien au contraire", face à des dynamiques telles que
- la soumission de l'Eglise à la mentalité, sinon à la moralité, postmoderne,
- la soumission de l'Europe à l'islamisation de la culture et de la société ?
Bonne journée.
Scrutator.
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