Grand merci de votre courtoisie... Pour vous, voici un peu plus à ronger par Glycéra 2016-02-23 22:06:32 |
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Un verre de fraîcheur dans cette envolée quaker ! Merci Sieur Reveriche.
Ce n'est pas l'intellectuel qui me manque, c'est le spirituel, l'élévation et la profondeur, toutes à la fois. Impression que c'est l'extérieur qui prime, qu'il n'y a qu'à... et que ce"andouilles ne savent même pas qu'il faut" qui fait la chanson de ceux qui n'ont pas assez souffert pour savoir de quoi ils parlent.
J'ai connu un vieux monsieur, écrivant tel ou tel article, qu'on lui disait peu aimable pour tel ou tel... choquait son entourage, disant comme vous " Ne cherchant pas à plaire...". Il précisait si on le lui demandait : je transmcris la vérité que Dieu me donne à voir, et non pour flatter ou me faire admirer.
" Je pense simplement que le soin des enfants comme celui du foyer correspond à la véritable vocation féminine (de la femme donc...) et que l'en détourner est l'effet majeur de l'adversaire."
Non, et oui. Non ? Ce n'est pas la seule vocation féminine. Sinon les moniales, les pas encore épousées, ou les veuves sans famille, n'ont pas de vraie place dans le plan divin. Même avec des actes de remplacement de la maison qui leur manque, cela ne fait pas du foyer le seul endroit de sainteté. Oui ? car détourner des âmes de cette notion de foyer est mortel aux vies des humains, et le père du mensonge a raconté toutes sortes de foutaises pour accréditer cette thèse auprès des gens de nos temps qui déraillent. trop d'hommes ont des explicatiosn stupides pour justifier que c'est excellent que leur épouse aillent au dehors, et soient sous la coupe de deux patrons : eux et celui du job. C'est ingérable à la psychologie féminine qui veut être toute donnée. Oeuvrer avec son époux à la ferme ou à la boutique , voire à sa petite entreprise très intello est autre chose. Elle peut même être le patron au travail, ce n'est pas gênant, c'est une questions d'équilibre de la relation de ce couple particulier. Le travail est tellement secondaire dans le chemin vers le salut.
"La maternité est autrement plus profonde que l'accouchement, ne croyez vous pas ?"
Truisme ?................ Je vais plus loin, sur d'autres niveaux.
Dieu est maternel... Mais aussi l'histoire engendre, et elle est ans les douleurs de l'enfantement. Relire l'Apocalypse. Microcosme, l'homme est à l'image de l'univers, il enfante son âme, et c'est une gestation, et des douleurs quand il se raidit. A l'image de la sortie d'Egypte, où 9 "plaies" ont été nécessaire pour qu'enfin les Hébreux soient prêts à naître. Nous avons notre sortie d'esclavage à faire aussi. Accepter de l^$acher le placenta, de sortir de l'abri chaud, pour aller respirer et marcher vers l'inconnu qui se gagne quand on place sa menotte dans la main de Dieu maternel... et parternel. AU Moyen-âge, on disiat que mourir, c'était mettre au monde son âme, qu'elle ne regrettait aps plus son corps que le bébé ne regrette son placenta, qu'il abandonne sans s'en soucier ; on dit plus pudiquement, sans s'en soucier plus que sa première chemise...
"A nous considérer, au fond, comme des deux sexes, on en reste bien à la surface (deux seins ou une barbe...)"
Là, vous n'avez pas compris. C'est le contraire. A rester à la différence biologique, on est très partiel pour l'entièreté d'un être humain, autant pour celui nommé poliment ou Monsieur ou Madame, que pour l'humanité vis à vis de Dieu, que pour l'âme vis à vis du Seigneur, que pour l'Eglise vis à vis du Christ. Nous sommes à l'intérieur de nous, un mariage mâle-femelle à réussir, notre partie connaissante doit dialoguer, protéger, pénétrer notre partie encore inconnue, pour la conduire à la conscience, pour y nommer les passions, et dominer ses forces inattendues souvent ; une vie entière pour y arriver n'est pas de trop ! Lire Jüng pourra vosu éclairer. Ses lettres aux notabilités spirituelles de son époque vous diront qu'il est fin connaisseur en théologie. *
Tout humain a une composante psychologique plutôt masculine, ou plutôt féminine. Les tests comportementaux en sont classiques, et très amusant à faire. L'évolution de leurs résultats au fil des années, notamment avant et après le mariage, sont très éclairants de ce qui se passent en notre âme et notre esprit.
Le dialogue est à construire à l'intérieur de soi, entre ce qu'on a déjà produit, construit, décelé ensoi, et ce qui est encore dans l'ombre, à explorer. La vie est le temps donné pour cette tâche : connaître ce qui est en nous, de plus en plus, de mieux en mieux.
Cela rejoint la prière avant la confessions (un missel de 1903) : "O Esprit Saint, vous qui me connaissez de l'intérieur, mieux que moi-même, aidez-moi à savoir ce qui importe, ce que je vais dire, ce qui est à purifier dans mes intentions d'actes. Guidez-moi sur la route pour que mon âme s'éclaire à notre Seigneur de miséricorde qui lui donnera la grâce d'aller toujours plus clairement vers son salut."
On est loin des mensurations, et des attributs visibles des physiologies. Quand deux humains, ainsi typés par leur conception, sont attirés à fonder une oeuvre commune, Dieu sublime aussi leurs gestes, pour un amour qui porte fruit. Sans amitié, il n'est pas de foyer. Est-elle absente au départ ? Les amants sauront que leur travail au fil des ans sera de construire cette amitié. Est-elle désincarnée ? Leur travail de foyer sera de revenir les pieds sur terre, de comprendre la beauté des gestes physiques, et de s'entre-servir au quotidien. etc.
Observer le foyer, méditer sur la place de chacun, c'est aussi apercevoir la relation qui existe en Dieu, entre Marie et nous, entre Père et Fils. Limiter chacun à un seul aspect, lui déniant l'autre face de la pièce, c'est oublier que tout est en tout dans l'univers. Même dans l'infiniment petit, tout est rythme dans la vie : inspir-expir, diastole-systole, veille-sommeil, féminin-masculin, parole-silence, jour-nuit, etc. Pascal l'explique assez bien.
Toutes ces choses sont loin des clichés "y a qu'à" qui nous ont été servis ces jours-ci. et c'est tellement plus nourrissant, plus éclairant sur notre constitution interne, que je n'ai pu m'empêcher d'essayer de les dire... Parce que j'aime le Seigneur, et que je suis malade quand on se moque des chrétiens qui s'y prennent mal !
* (pas Freud, qui n'a rien compris au surconscient, qu'il occulte allègrement et niaisement, sauf dans le cas qu'il appelle "sublimation spirituelle" sans rien comprendre à ce qui s'y passe.)
Amicalement.
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