bien des parents de famille nombreuse n'iraient jamais à la messe ensemble pendant une bonne décennie ! Est-ce souhaitable ?
Non, certainement pas. Il me faut préciser.
Je parlai d'une autre époque, où les messes abondaient dans les paroisses, et dans la chapelle du couvent du coin, trois, quatre, voire six ou sept messes par dimanche, de très tôt le matin à midi et demi.
Maintenant il faut faire un voyage, très souvent, pour avoir une seule messe, et encore.
Et les familles tendent à se disperser plus ; donc les tantes ou grand-mères ou grandes cousines ne sont pas toujours dans les environs immédiats pour s'occuper des enfants pour que les parents puissent aller ensemble aux offices.
Je vous rejoins donc. Un compromis devra très souvent être trouvé pour concilier les devoirs et les souhaits.
Mais j'ai seulement voulu rappeler ce qu'en disent nos moralistes classiques, qui doivent demeurer nos guides de tous les jours, dans la mesure du possible, même si les temps ont changé.
Et puis, Candidus l'a rappelé, même si incommoder et distraire les fidèles et le clergé, la
perturbatio adstantium, ne peut et ne doit pas être pris à la légère (rappelons-le quand-même !), cela peut être une mortification aussi, d'abord pour les parents concernés eux-mêmes, j'en suis sûr.