Merci monsieur l'abbé, mais par Regnum Galliae 2016-02-18 09:44:34 |
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Je l'ai parcouru et le lirai plus attentivement lorsque j'en aurai le temps. Quelques premières impressions.
Y est explicité le sens du sacrifice eucharistique qui, certes, n'a pas changé. D'ailleurs, peu remettent en cause la validité du novus ordo (la matière et la forme sont bien ceux du catéchisme de Saint Pie X). Je n'ai personnellement nul doute que la transsubstantiation s'opère, mais il n'en demeuire pas moins que la liturgie a pour objet d'exprimer au mieux ce mystère invisible. D'où le sens du sacré, des formules certes un peu alambiquées mais si belles et si systérieuses. Dans le rite Paul VI, et malgré toutes les bonnes intentions exprimées, reste quand même une impression d'horizontalité. Sauf exception, bien sûr, mais il est dommage que ce soit au prêtre de porter le rite et pas l'inverse, pour reprendre l'expression d'un cardinal dont j'ignore le nom.
Pour l'offertoire, ou plutôt la présentation des dons, le minimum syndical semble en effet conservé, mais reconnaissons que les textes sont moins édifiants et qu'ils expriment moins explicitement le sacrifice. C'est d'ailleurs ce que reconnaît le texte. D'une manière générale, beaucoup de problèmes sont soulevés par cette note doctrinale : sur le Bnedictus est, le Kyrie, l'embolisme, le baiser de paix, la suppression de la pierre d'autel, etc. Pour les génuflexions, je ne suis aps d'accord : aucune n'a été sauvegardée, et seule la bonne volonté des fidèles (et leur formation), les fait s'agenouiller. Il n'y a plus d'obligation. Pareil pour le prêtre. De totues façons, le tabernacle n'est plus au centre de l'église...
Quant à la liturgie de la parole, ce n'est pas qu'elle soit trop longue, c'est que le reste a été trop simplifié ! Les fameuses prières eucharistiques par exemple. Il m'est arrivé d'arriver à la consécration sans avoier compris que le canon avait commencé ! Certaines prières sont si plates !
Par ailleurs, la question du défaut d'intention du ministre est balayée sans argument. Or l'alerte lancée par le bref examen critique n'est pas levée : les textes incitent le ministre à prononcer les paroles de la consécration de manière affirmative et non plus intimative. Et comme les prières de préparation du prêtre ont de fait disparu, le risque d'un défaut d'intention existe. Et il est plus facilement commis que dans le rite st Pie V où, rappelons-le, c'est le rite qui porte le prêtre.
Enfin, la note se contente d'analyser des textes latins théoriques. Il y a bien sûr les problèmes de traduction. Il y a surtout toutes les applications pratiques : célébration face au peuple, communion debout dans la main, improvisations, prières universelles creuses, chants niais. Le grégorien a totalement disparu, j'ai déjà vu des prêtres s'essuyer les mains sur leur aube après la consécration, etc. etc. On est même très loin des préconisations du concile, lesquelles étaient pourtant respectées dans le rite de 1965.Pourquoi avoir voulu aller plus loin ? Et pourquoi ne pas avoir fait marche arrière au vu des expérimentations des années 70 ?
Donc oui, avec bonne volonté et souci de bien faire, le prêtre peut célébrer une bele et digne messe Paul VI. Mais c'est de fait très très rare. Et pour avoir déjà assisté à des messes Paul VI grégoriennes avec diacre et sous-diacre, je peux vous dire qu'il manque quelque chose. On a l'impression d'avoir un résumé de la messe. Certes, la consécration est valide, mais n'oublions pas que la grâce du sacrement est à la hauteur des dispositions de l'âme. La messe moderne prépare-t-elle bien l'âme à communier ?
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