Titre qui provoque... dommage qu'il ne soit pas exact ! par Glycéra 2015-12-07 15:05:30 |
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Vous aurez fait réagir !
Mais quel dommage que ce soit sur une médisance dans le titre ...
1 -
Un défaut est-il un don de Dieu ?
L'aveugle-né, le débile intellectuellement, le voleur incoercible, le bavard impénitent... autant de manques par rapport à la perfection originelle, autant de défauts dans les individus.
Est-ce un don ? Mauvaise question.
Dieu a ainsi fait les résultats des libertés que ces manques sont là, congénitalement (cela ne veut pas dire génétiquement). Dieu comble nos manques, dès que nous le demandons. Le manque plus grand est donc cause de plus grand don de grâces. Le manque n'est pas don, mais cause de don.
(cf St Paul : Ma grâce suffit)
2 -
Quand une personne affligée d'un tel manque s'en aperçoit, que fait-elle ? Elle puise dans ses forces, dans ses connaissances sur le sujet, et décide d'agir dans le sens qui l'attire.
°° Ses forces ? celles de la grâce et les humaines.
- La grâce se demande, et Dieu sert dès qu'on demande de l'aide spirituelle.
- Les humaines s'exercent, l'éducation y incite, et la volonté déclenche l'exercice conscient.
°° Ses connaissances ? De l'anthropologie (constitution de l'humain), de soi-même dans cette humanité.
L'éducation nourrit cette connaissance.
L'incitation à agir droitement vient surtout par l'exemple de gens vivants, et agissant dans leurs propres manques : gérer la nature reçue, comme elle est, et non dnas l'illusion de ce qu'elle aurait dû être.
3 -
Les propos des gens qui "accueillent" sans s'être posés correctement les questions sont alors très faux, il manque des éléments essentiels à leur discours.
Oui, ce peut-être un manque de naissance.
Non, ce n'est pas alors un automatisme inéluctable, incoercible.
Non, ce n'est pas une justification de comportements répétés, laxistes.
Non, ce n'est pas une raison de condamner quelqu'un, car le retour est toujours attendu des prodigues à la maison.
Non, ce n'est pas facile de régler cela par des paroles, ou en un clin de doigt.
Non, ce n'est pas aisé d'imaginer la lutte intérieure quand on n'a pas soi-même une volonté défaillante.
Oui, c'est possible d'aider :
d'abord nommer la chose,
nommer ses animaux intérieurs,
sinon, pas moyen de dominer sur eux.
(cf Genèse)
Il est nécessaire de faire dire clairement ce qui est vu,
et d'y comprendre les manque de forces et/ou de connaissances sur le sujet. (Idem pour prendre ou non la pilule, par exemple)
Il est nécessaire aussi de faire préciser à celui qui en souffre :
* quelle est l'intention dans l'acte,
* quel est le besoin fondamental à servir,
* quelle est la loi morale, naturelle,
* quel est le développement personnel désiré,
* par quel autre moyen le besoin exprimé peut-être satisfait.
Mettre les choses au clair.
Donner avec pédagogie (donc amour et patience ferme), les renseignements absents.
Ecouter, avoir de l'empathie, ne jamais baisser les bras.
4 -
Reste la question d'inscrire ou non au code pénal.
Qui est de la loi naturelle.
Reste aussi la question du mélange des mots dans le discours de trop de gens qui se prétendent d'Eglise : "j'accueille" ne veut pas dire "j'approuve !" ni non plus "je te laisse dans ton marécage, débrouille-toi !".
Ce sont deux points pratiques, sur lesquels les gens chargés de mission par Dieu devront parler, et agir.
Je n'ai pas trouvé ces points dans les textes qu'on nous cite de tel ou tel prélat. Pourtant il y en a qui parlent clairement. Mais qui les publie ?
Avec mes bonnes salutations
Glycéra
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