Un miracle serait, mais à terme, non maintenant par Athanase 2015-07-10 18:12:40 |
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une nouvelle réforme liturgique avec une reprise poussée de l'ancien rite.
Je m'interroge sur la portée d'un lectionnaire à trois ans, qui semble davantage compliquer les choses.
Quelques retouches pourraient être apportées ici et là.
On pourrait rêver que la réforme à venir ressemble davantage aux réformes d'avant 1969: des améliorations, voire des corrections, mais non une dénaturation globale sur fond de crise d'identité (l'Eglise traverse les époques humaines sans se confondre avec elles). On parlerait d'une réforme de nature organique, où les nouvelles forme découleraient des anciennes.
- Sur la floraison des prières eucharistiques, on pourrait clairement les limiter et ne garder, outre le canon romain, que la IVe, qui reste assez orthodoxe. Evidemment, cela se ferait ad experimentum, car après tout, rien n'interdit son utilisation. Le canon romain garderait la préséance. A cet égard, même les orientaux n'utilisent que peu d'anaphores, alors qu'elles se comptent par dizaines; dans la paroisse Y de rite oriental, chaque dimanche, le prêtre use de la même anaphore, et ce depuis des années. Même avec un paquet de prières eucharistiques, on remarque que seules quelques-unes sont privilégiées, et c'est celle de moindre qualité qui l'est (la prière numéro 2).
- La réintroduction de l'offertoire traditionnel est une nécessité: je pense qu'il faut envisager, à terme, le remplacement de l'ancien;
- Le confiteor pourrait être plus étoffé ! C'est une nécessité. Un recueillement me paraît nécessaire au début de la messe. Les prières au bas de l'autel permettent au prêtre de prier dans le même sens que les fidèles;
- Sur la fin de la messe, je suis plus critique sur le Dernier Evangile (Jean XXIII n'envisageait, comme réforme poussée, que sa suppression !): ce n'est qu'une opinion. En revanche, le confiteor récité avant la communion est en pleine harmonie avec les orientaux qui récitent de belles prières (chez les grecs-catholiques, il y a une très belle prière)
D'autres questions sont plus pratiques: l'autel face au peuple pourrait être maintenu dans certains cas, mais jamais rendu obligatoire (en 1985, les pèlerins de Chartres assistèrent à une messe tridentine face au peuple). Et puis, il faudrait une meilleure éducation liturgique et eucharistique: que les fidèles évitent les communions routinières et sacrilèges (la catéchèse doit être plus axée sur ce qu'implique la communion); que les prêtres soient bien formés sur cette question: qu'ils n'apprenent pas à dire la messe comme s'il s'agissait d'une réunion de prière !
Enfin, le latin est une langue pratique et internationale. Le seul aspect positif de la crise de l'Eglise est que la question du vernaculaire n'est plus un tabou... Au moins, on pourrait prévoir, comme chez les orientaux, des modulations: le vernaculaire a sa place. Depuis le 19ème, les catholiques de rite oriental ont procédé à d'intéressantes réformes qui n'ont pas abouti à une élimination radicale des langues traditionnelles.
Je ne pense pas que sur le long terme, il puisse y avoir coexistence de deux rites. On peut attendre une réforme plus traditionnelle, mais cela suppose que certaines choses soient réglées et que la crise de l'Eglise cesse.
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