Je n'ai rien contre cette dévotion mais je ne l'ai jamais pratiquée, même s'il m'arrive d'assister à la messe le vendredi ou le samedi.
Je vous rejoins, cher Nemo, une fois de plus, je me réjouis surtout de vous relire ici (tout en restant en union de prière avec vos intentions personnelles) et je crois que ladite "comptabilité" (dont je n'ai pas entendu parler ? est-ce moi ?) doit être un abus à peine toléré par l'Église, certainement si l'on laissait accroire que l'effet de ladite dévotion serait de soi "infaillible", même si les messes votives des premiers vendredis (depuis 1889) et premiers samedis (depuis 1942), quand elles sont possibles selon les rubriques (ce ne fut pas le cas ce mois-ci, Octave de la Fête-Dieu oblige, ce sera le cas en revanche en juillet et en septembre, mais pas en août) sont bien établies pas l'autorité légitime.
Il y a par ailleurs, singulièrement négligée, la dévotion des premiers jeudis, dont on a parlé
ICI, avec possibilité de célébrer la magnifique messe votive
Juravit Dominus, introduite par le pape Pie XI en 1935, aux mêmes conditions que celle du Sacré Coeur les premiers vendredis. Le but déclaré fut la sanctification des prêtres. Mon petit doigt me dit (mais il peut se tromper) que si l'on avait, dès 1935, etc., mais bon, je m'arrête là. Vous voyez : la sanctification du clergé. Ce n'est pas rien.
Évidemment, réchigneront les jansénisants et autres liturgistes douteux, comme Pius Parsch (que certains "tradis" ne cessent de citer), il s'agit là (disent-ils), comme pour la plupart des formulaires de messe modernes (du XVIIe s. et à l'avenant), aussi pour le Sacré Coeur, d'une fâcheuse
Ideenmesse, un formulaire de messe donc porteur d'une idée, et composée autour de cette idée (théologique, et forcément orthodoxe et sans ambiguités), non point un formulaire antique dont les tenants et aboutissants se sont perdus au fil du temps (et qui, bien sûr sans être douteux dès leur origine, laissent donc à nos chers modernistes tout le champ libre à leur
eiségèse ...).
Ainsi les éditeurs du Schott (un missel allemand, maltraité par les ex-bénédictins de Beuron) ont interprêté le
Mitte manum du dimanche in Albis comme une "preuve" primitive de la communion dans la main ... Il faut vraiment oser.
En revanche j'essaye de sanctifier les fêtes doubles de première ou seconde classe en semaine quand je le peux
Vous m'étonnez. Non point que je doute de votre dévotion.
Mais vous trouvez encore des "doubles de première ou seconde classe" chez vous, en l'Église toujours plus Affligée et chez la "Frat" davantage roncallisante ?
Je vous en félicite.
Et les doubles majeures, cela ne vous tente pas ?
Sinon, j'oserais presque vous inviter dans nos catacombes (mais nous sommes trrrrès méchants, je vous préviens), nous en aurons, des doubles de première ou seconde classe, et des doubles majeures, au nombre de 7 en juillet, si j'ai bien compté, nous allons même éclipser un dimanche, et, en incluant la fête d'aujourd'hui, encore 5 ce mois-ci.
Enfin, j'ironise, évidemment, et surtout je ne vous apprends rien.
Vous aurez tout compris.
Bonne Octave du Sacré Coeur !