..."afin de les évaluer à la lumière de la Parole". par Scrutator Sapientiæ 2014-12-07 07:10:15 |
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Bonjour et bon dimanche, AVV-VVK.
Je cite le Pape François, en 2013 :
Ici.
" Comme vous l’avez réaffirmé dans le récent document : « La théologie aujourd’hui : perspectives, principes, critères », la théologie est science et sagesse. C’est une science, et comme telle, elle utilise toutes les ressources de la raison illuminée par la foi, pour pénétrer dans l’intelligence du mystère de Dieu révélé en Jésus Christ. Et elle est surtout sagesse: à l’école de la Vierge Marie, qui « conservait toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2, 19), le théologien cherche à mettre en lumière l’unité du dessein d’amour de Dieu et s’engage à montrer comment les vérités de la foi forment une unité organique, harmonieusement articulée. En outre, c’est au théologien que revient la tâche de « scruter, de discerner et d’interpréter les multiples langages de notre temps et de les juger à la lumière de la parole divine, pour que la vérité révélée puisse être sans cesse mieux perçue, mieux comprise et présentée sous une forme plus adaptée » (Conc. Vat. II, Const. past Gaudium et spes, n. 44). Les théologiens sont donc des « pionniers » — cela est important : des pionniers. En avant ! — Des pionniers du dialogue de l’Église avec les cultures. Mais ce fait d’être pionniers est également important, car certaines fois, on peut penser qu’ils restent en arrière, à la caserne... Non, ils sont sur la frontière ! Ce dialogue de l’Église avec les cultures est un dialogue dans le même temps critique et bienveillant, qui doit favoriser l’accueil de la Parole de Dieu de la part des hommes « de toute nation, race, peuple et langue » (Ap 7, 9). "
A mes yeux, le problème est le suivant : pour beaucoup, l'appréciation des signes des temps, sous la motion d'une observation et d'une évaluation inspirées par l'angélisme, l'irénisme, et l'utopisme, a vocation à être l'antichambre de l'approbation de la ligne du temps.
En d'autres termes, pour beaucoup, le véritable critère d'appréciation de la fécondité, en puissance ou en acte, des signes des temps, est davantage le sens de l'histoire du monde que le sens de la Parole de Dieu.
Imaginons un seul instant qu'un théologien
- veuille bien scruter les signes des temps, à condition d'ordonner cette activité à l'accréditation de "la ligne du temps",
- veuille bien scruter les signes des temps, à condition d'ordonner la lettre de l'Ecriture à "l'esprit de l'Evangile",
- veuille bien scruter les signes des temps, à condition d'ordonner la Parole de Dieu à "la Conscience de l'Homme"...
Que vaut, alors, cette appréciation légitimatrice de la ligne du temps ?
Bon dimanche et à bientôt.
Scrutator.
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