La canonicité de l'élection de François contestée par Candidus 2014-10-21 13:43:20 |
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Un journaliste italien de premier plan, Antonio Socci, complètement étranger au milieu traditionaliste (c'est un admirateur de Vatican II) vient de publier un livre, Non è Francesco (édition Mondadori), contestant la régularité canonique de l'élection de François.
ICI, en italien, un résumé de son livre.
En quelques mots, l'auteur prétend que l'élection s'est faite en violation de deux articles de la constitution Universi Dominici Gregis de Jean-Paul II qui organisait les modalités de l'élection. Or, cette constitution prévoyait dans son article 76 que :
"Si l'élection devait se dérouler autrement que ce qui est prescrit dans la présente Constitution ou si les conditions ici établies n'étaient pas respectées, l'élection en soit serait nulle et invalide, sans qu'intervienne aucune déclaration à ce sujet et donc ne confèrerait aucun droit à la personne élue".
Antonio Socci explique que lors du dernier scrutin ayant précédé l'élection de François, un bulletin de vote en excès avait été dénombré (un cardinal avait mis deux bulletins par erreur) soit 116 votes au lieu de 115 (tous ces détails ainsi que ceux qui suivent ont été révélés par la journaliste argentine Elisabetta Pique proche de François).
Ce double vote de la part d'un cardinal a été prévu par la Constitution Universi Dominici Gregis dans son article 69 :
"Si lors du dépouillement des votes, les scrutateurs trouvaient deux bulletins pliés par un seul électeur [n'oubliez pas que les bulletins ne sont pas anonymes, chaque électeur inscrit son nom sur son bulletin de vote] et que ceux-ci portent le même nom [ le bénéficiaire du suffrage], ces deux bulletins seront comptabilisés comme un seul vote ; s'ils portent deux noms différents, aucun vote ne sera valide, CEPENDANT dans aucun des deux cas le scrutin ne sera annulé"
Le scrutin n'aurait donc pas dû être annulé et c'est pourtant ce qui est advenu : premier manquement à la Constitution Universi Dominici Gregis.
Le deuxième manquement résulterait de l'organisation d'un nouveau scrutin à la suite de celui qui venait d'être annulé, le cinquième de la journée du 13 mars donc.
Or la Constitution Universi Dominici Gregis prévoit dans son article 63 que seulement 4 scrutins puissent être organisés dans la même journée (2 le matin, 2 l'après-midi).
Le journaliste rappelle que le conclave n'avait pas le pouvoir de modifier les règles de l'élection, cela lui était interdit par l'article 76 de la Constitution de Jean-Paul II.
Enfin, le journaliste prévoit l'objection que l'élection de François aurait pu être "régularisée" par l'acceptation pacifique qui s'en ait suivi parce que, selon lui : "non si può sanare ciò che non è mai esistito." "On ne peut régulariser ce qui n'a jamais existé." Je pense que c'est là le point faible de l'argumentation d'Antonio Socci, mais qu'un intellectuel étranger au monde traditionaliste puisse soutenir une telle thèse me paraît significatif de la détresse de beaucoup de catholiques face à ce qui est en train de se passer à Rome.
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