Si l'on tient absolument à retrouver des usages passés, il faut partir à la recherche dans des lettres anciennes.
que de s'inspirer des
exempla de bon aloi.
Mais quel âge choisir ? C'est comme la tenue !
Reverendissimo in Christo patri et Domino domino XA, divina providentia fori catholici episcopo et amico nostro carissimo...
C'est décidément exagéré, cher Nemo !
Mais un "Excellentissimo ac reverendissimo Domino domino X"
et, au vocatif, "Excellentissime ac reverendissime Domine!"
fera bien l'affaire.
(Le latiniste sourcilleux dira plutôt "maxime reverendo/e", mais passons)
Le
Valete in Domino en revanche me paraît un peu maigre.
Certes, la tournure "sacrum anulum osculatus, (emorior, remaneo, persisto) vestrae excellentiae humillimus servus" est un peu chargée, mais qui n'est pas adepte de la
ferrea mediocritas Montiniana (
Ut sive sollicite de 1969), la maintiendra, au moins dans une relation laïc/prêtre vs. évêque.
Un exemple d'évêque à archevêque (avec des fautes de transcription)
ICIUne lettre de 1919 de Mgr. Rosentreter, dernier évêque allemand de Kulm (on a parlé de ce diocèse prussien ailleurs) au nonce Pacelli à Berlin, donnée depuis son siège, à Pelplin.
Et une autre
ICIdu doyen du chapitre de Meissen (en Saxe) au nonce en 1921, après la restitution du diocèse, dont on a parlé dans un autre fil aussi.
Le latin est plus coulant, moins crispé, mais l'occasion de cette lettre est joyeuse, c'est une différence.