usure et intérêt : il faut distinguer... par Père M. Mallet 2014-07-21 20:02:11 |
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...entre le prêt à un particulier qui a besoin d'une avance pour avoir de quoi manger (ou réparer sa maison,...), et celui d'un entrepreneur qui cherche un financement pour ses investissements.
Pratiquement, seul le premier cas se rencontrait dans l'ancien testament.
Prêter 10 kg de blé pour en exiger 12 ou 15 à la prochaine moisson est condamné par la loi de Moïse.
Si on disposait d'une épargne significative, on pouvait acheter un champ (ou une maison) et le mettre en location ou en fermage.
L'entrepreneur peut chercher des épargnants pour financer ses opérations prévues pour être rentables et générer du profit : il est logique que le profit soit partagé entre ceux qui ont apporté des fonds, sur la base soit d'une rémunération fixe - il s'agit d'"obligations", soit sous la forme d'une participation aux bénéfices - il s'agit d'"actions".
Mais la généralisation du prêt à intérêt, jumelée à la création de monnaie par les banques, aboutit inéluctablement, par le jeu des intérêts composés (imaginez une famille de banquiers qui aurait prêté une somme d'argent à 5 % depuis 1515 : ils l'auraient multipliée par 1,05 à la puissance 400), à ce que les familles de prêteurs ont de plus en plus de capitaux et de créances, de manière exponentielle, ce qui ne peut se terminer que par un krach total, les créances devenant supérieures à la richesse totale disponible.
L'Occident n'est plus loin de ce krach total, planétaire.
Les créanciers font tout ce qu'ils peuvent pour retarder ce krach et grignoter tout ce qu'ils peuvent :
Regardez les Grecs, ils ont été obligés de céder des ports (vendus pour payer les créanciers). Les banquiers de Wall Street, qui possèdent la "Fed" (laquelle fut fondée en 1913-1914 par ces banquiers, et qui n'est pas un organisme fédéral, mais une institution privée particulièrement opaque au sujet de ses actionnaires), contrôlent les partis politiques et les états (pratiquement tous endettés) ; si la situation perdure, ils pourront exiger tout ce qu'ils voudront, que la France vende tous les tableaux du musée du Louvre et le Louvre avec, privatise les choses les plus insensées...
C'est pourquoi la règle fixée par Moïse avait du bon : ne pas demander d'intérêt, et pour placer ses fonds faire des investissements directs (acheter un champ et le louer par exemple : cela évite cette inflation de créances).
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